La liste Mont2Gauche

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Les membres de la liste : Armel PANERI, Carole STRICOT, Pascale CROZET, Patrick DELOR, Ricardo CHUECA, Sophie DUDOUS, Christian SENECHAUD, Francis CARRERE, Bernard VIALETTE, Denis STRICOT, Robert NABARROT, Didier GUILLAUME, Laurent PEGUY, Céline PIOT, Christiane BEURIOT, Dorine CAROFF, Christine CUVELIER, Guy DUPOUY, Daniel VERDIER, Sophie LEGRAIN, Natacha LAUVRAY, Yan NEGUI, Roger LABARTHE, Michel INESTA, Esther BERDOT, Marlène BORDESSOULES, Julie LEQUIME, Remedios HURTADO, Dominique GREGORIO, Jean-Pierre DUMARTIN, Jean-Yves LARRIEU, Nicolas GUYARD, Danielle SARRAZIN, Joy SALICETI, Joëlle DIOP, Alain PECASTAING, Odile TALLARD, Sandrine VAN CAMP, Françoise SAVIOT. 

 

Notre tête de liste : Céline PIOT              celine.jpg

Pourquoi nous avons fait le choix d'une répartition par tirage au sort

Nous n'avons pas créé cette liste pour faire élire tel ou tel individu. Le moteur de notre engagement est la défense d'idées qui nous paraissent fondamentales pour ouvrir des perspectives autres que l'austérité et le libéralisme à tout crin. Dans ces conditions, peu importe lequel d'entre nous sera éligible, puisque le principal est qu'il/elle soit volontaire, impliqué(e) et déterminé(e) à apporter au débat municipal des idées nouvelles permettant de remettre l'humain au centre des choix politiques.
Cette forme de nomination permet d'éviter une trop grande personnalisation du scrutin, et une bataille politique ayant comme objectif principal (unique ?) la victoire de quelques individus.

Quelle drôle d’idée, se disent certains ? Quel amateurisme, assurent d’autres ?

Et pourtant l’élection par tirage au sort est une méthode aussi vieille que la démocratie, et a prévalu durant deux millénaires dans l’organisation collective et politique de la cité (la Grèce antique, Florence, Venise). Contrairement aux idées reçues, l'identification de la démocratie à l'idée d'élection est récente. Rousseau, comme Montesquieu, associait le 'suffrage par le sort' (le fameux tirage au sort) à la démocratie, l'élection à l'aristocratie1. Car, les familles puissantes seules étaient réellement capables d’investir le temps et l’argent nécessaires à l’élection d’un des leurs, afin qu’il défende leurs intérêts. Le système de représentation est donc dès l’origine faussé.   

Si on assiste depuis quelques années à un retour du tirage au sort comme outil de réflexion de la représentativité populaire et de la citoyenneté, nous sommes peu préparés à cette idée : la première fois qu'on nous parle de tirage au sort en politique, on ouvre tous des yeux incrédules en se demandant quelle est cette nouvelle lubie.

Voilà pourtant quelques bonnes raisons de réfléchir à la question :  

  • L'élection est généralement visée par ceux qui ont le plus soif de pouvoir ;
  • L’élection favorise l’entrée en professionnalisation de l’élu. Dès lors, il ne se bat plus seulement pour ses administrés, mais également pour la pérennisation de son « emploi » ou sa carrière au sein du parti ;
  • Dans le système moderne de démocratie représentative, la promesse d'obéissance a anormalement changé de camp. Ce ne sont plus les élus qui obéissent au pouvoir que leur confère leur élection par et pour le peuple, ce sont les citoyens qui obéissent aux élus.
  • Comme vu plus haut, le caractère faussement égalitaire de l’élection comme mode de désignation des représentants du peuple. Ce biais est encore plus criant aujourd’hui en raison du rôle de plus en plus excessif de l'argent pour conquérir les votes, d'une surmédiatisation qui superficialise les débats et occulte fréquemment les vrais sujets ;
  • La plupart du temps, les élus ne ressemblent pas à leurs électeurs. Le tirage au sort, lui, ne fait pas de différences entre le revenu, la condition sociale, la couleur de peau ou le sexe de ceux qu’il désigne.
  • La compétence d’un représentant fraîchement élu n’est pas davantage innée, que celle d'un représentant tiré au sort. Tous deux vont acquérir leurs compétences chemin faisant. En s’appuyant sur les techniciens qui l’entourent au cours de son mandat, le représentant du peuple devra trancher sur une profusion de sujets, juridiques, techniques, scientifiques, etc. C’est son travail et l’implication qu’il mettra tout au long de son mandat qui va le rendre compétent.

La désignation par tirage au sort doit être un dispositif encadré
Le tirage au sort ne présente aucun danger de désigner des personnes incompétentes ou malhonnêtes si on lui associe des mécanismes complémentaires d'encadrement.

Ces mécanismes, encore à construire, peuvent prendre les formes suivantes :

  • le pouvoir n'est pas confié à un homme seul mais à des groupes,
  • ne sont tirés au sort que les personnes inscrites sur les listes électorales et ceux qui sont volontaires (chacun se posant individuellement comme un filtre),
  • la sélection n’est pas impérative. Il est possible de se retirer et de laisser la place au suivant dans l’ordre des sélections,
  • les tirés au sort sont soumis à un examen d’aptitude,
  • ils sont surveillés en cours de mandat et révocables à tout moment par le biais d'un référendum révocatoire.

Notre position

Nous ne nous battons pas pour que le tirage au sort devienne le mode principal de désignation des représentants des citoyens. Mais il nous parait extrêmement intéressant de réfléchir à ses points positifs (à l’échelle municipale particulièrement en tant que 1er échelon démocratique). Cela nous permet de questionner une pratique rarement remise en question : celle de l’élection.

Le tirage au sort pour la liste Mont2Gauche =

    • une mise en pratique des principes du collectif : pas de personnalisation à outrance ; des idées plutôt que des promesses ; égalité de compétences. C’est un groupe et des idées qui sont importants,  et non un individu ;
    • une preuve supplémentaire que dans notre liste - contrairement aux autres où la "tête", au sens propre du terme, est investie de la toute-puissance de celui qui sait et qui décide (les autres colistiers étant de fait des exécutants ou des auxiliaires) - dans notre liste donc, chacun est suffisamment concerné et compétent pour tenir  éventuellement le rôle de représentant. Ce fonctionnement  est donc une preuve de l'égale qualité de ceux qui se revendiquent de la liste et de leur égale implication.
    • l'occasion de mener une réflexion sur de nouvelles formes d’engagement citoyen. Le tirage au sort est une procédure qui a un rapport profond avec l'égalité. L'outil du tirage au sort ressource la vie démocratique en ouvrant des tiroirs inédits.

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