Promouvoir l'écosocialisme plutôt que des centres commerciaux sans âme

En choisissant de développer, à la périphérie de la ville, deux grandes zones commerciales (Malage au nord, le Grand Moun au sud) la majorité sortante condamne le centre-ville à devenir, à brève échéance, un désert commercial. C'est  inacceptable. Au lieu de bétonner des espaces ruraux pour y installer des enseignes impersonnelles de grande distribution, il faut inviter le vert à prendre ses quartiers de ville. Comment ? D'abord en ayant le souci constant de préserver la biodiversité par des mesures de protection et d'aménagement des rivières (Midou, Douze, Midouze), et la création de trames vertes comme autant de couloirs écologiques. Ensuite en facilitant l'installation d'une agriculture biologique dans le Marsan, y compris par des acquisitions foncières, en recréant des pépinières et des jardins potagers  municipaux, voire des jardins de culture publics partout où c'est possible, munis d'infrastructures et de matériels dédiés et en encourageant la production d'aliments et de plantes de jardin dans un esprit d'entraide et de solidarité. Il faudra solliciter et renforcer le maillage citoyen déjà existant via les AMAP locales par exemple afin de contrer l'agro-alimentaire et la grande distribution. Les cantines municipales pourraient d'ailleurs en profiter directement.

On pourra sur ce point s'inspirer de l'exemple de la commune de Mouans Sartoux, dans le Var, qui a imaginé et mis en place en 2010 une Régie municipale agricole sur un ancien domaine acquis quelques années auparavant. C’est une sorte de potager municipal, cultivé par un agriculteur recruté et rémunéré par la commune, qui fournit en légumes bio les trois cantines scolaires de la ville. La Régie communale s’est donnée pour objectif de produire 30 tonnes de légumes par an, ce qui correspond à 100 % des besoin des cantines, soit 1100 repas par jour.

Un tel dispositif permet en outre de faire des économies, puisque le coût matière moyen annuel d'un repas est passé de 1,90€ en 2009 à 1,70€ en 2011 alors que la part du bio, elle, passait de 25% à 73%.

Quant aux surplus de la production, ils sont apportés à l’épicerie sociale gérée elle aussi en régie par la commune. Cette épicerie permet aux ménage aux revenus modestes d’acheter des produits frais à hauteur de 10 à 20 % de leur coût dans le commerce. (pour plus d'infos, voir l'onglet suivant)

Il va sans dire que tout devra être mis en oeuvre pour conduire des actions pour réduire les consommations d'énergie, pour exploiter toutes les potentialités qu'offre la géothermie (et elles sont grandes à Mont-de-Marsan), pour favoriser l'implantation de panneaux solaires. Chacun le sait : la planète souffre de nos inconséquences, les écosystèmes sont en danger au point de menacer notre propre existence. La transition écologique est une nécessité que plus personne ne discute, d'autant qu'elle est porteuse de projets économiques féconds  et  humainement exaltants.

 

LES ELECTIONS MUNICIPALES DES 23 ET 30 MARS 2014

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