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Préambule

" Nous, montoises et montois, citoyenNEs, militants associatifs, syndicalistes, sympathisantEs du Front de Gauche, considérant qu'il est nécessaire de proposer une véritable alternative aux politiques d'austérité suicidaires imposées par la commission européenne, les marchés financiers et nos gouvernements successifs, appelons à la constitution d'une liste pour un collectif Mont2Gauche à l'occasion des élections municipales de Mont de Marsan. "

 

Principes

Attendu que la République française, une et indivisible, universaliste et sociale, est gravement remise en question par des politiques austéritaires :

- économiquement absurdes et inefficaces,

- socialement destructrices

- écologiquement irresponsables

- politiquement nauséabondes

 

Attendu que ces politiques assassines, sous la puissance des lobbys financiers et industriels, s'élaborent et s'exercent de l'échelon le plus éloigné et illégitime (Commission européenne) à l'échelon le plus local (communautés d’agglomérations, municipalités) de la vie politique ;

Attendu l'interdépendance de ces échelons1 et ses effets délétères, notamment par la signature traîtresse et la ratification du traité Sarkozy-Merkel ou Traité sur la Stabilité, la Coopération et la Gouvernance européenne (TSCG) au mois d’octobre 2012 (rappelant le viol démocratique par lequel avait été imposé par Sarkozy le Traité Constitutionnel Européen refusé par les français en mai 2005), qui assujettit le budget de l’État et « justifie » l'abaissement des dotations de l’État aux collectivités ;

 

Il apparaît que cette politique néo-libérale conduit la France dans des impasses autant économiques que sociales et écologiques, mais aussi dans une impasse politique. En effet, dès lors que la main gauche de l’État n'a plus prise sur le devenir de la nation, dès lors que l’État lui-même se soumet aux ordres donnés par les non élus de la Commission européenne, c'est l'essence même de la pensée et de l'action politique qui est en danger. Ses conséquences les plus visibles sont l'abstention et un vote de refus qui choisit mal son refuge en optant pour l'extrême-droite, qui est tout autant la vieille droite inféodée aux intérêts de la sphère de l'accaparement capitaliste, que l’extrémisme verrouillé dans sa peur et sa haine de l'autre. Chacune de ces faces appartient pourtant et bien logiquement à la même pièce : le refus du partage !

 

Nous sommes les partageux !

 

Nous posons l'éco-socialisme comme colonne vertébrale du corps collectif et déterminons notre action en ayant la claire conscience de l'interdépendance des problématiques écologiques et sociales : l'approche écologique de l'existence humaine sur la planète – seul écosystème encore viable pour la vie humaine – est interdépendante avec la productivité économique, qui est à son tour interdépendante avec une existence sociale possible et digne.

Nous posons l'humain d'abord, devant toute considération comptable. Non pas que nous ne savons pas compter – il suffit de voir l'incompétence de ceux qui prétendent tout ramener à des calculs dépenses-recettes pour ne pas avoir peur de faire mieux – mais parce que nous savons ce qui compte. Ras-le-bol des dilapidateurs de la richesse nationale, des vendeurs de la richesse publique à des intérêts privés... Reprenons notre pouvoir politique et économique en commençant par les communes, et en imposant une nouvelle pratique de la politique. Ré-imposons les services publics à toutes les étapes essentielles de l'existence sociale, là où les marchands d'esclaves achètent et vendent, là où les marchands marchandisent.

 

Fonctionnement

L'identité de ce collectif passe aussi et peut-être surtout par les règles de fonctionnement qu'il s'impose dans cette campagne pour les municipales 2014.

Dans le cas où notre liste obtient plus de 10 % au premier tour, il n'y aura pas de fusion démocratique avec une autre liste et elle se maintiendra au second tour.

Dans le cas où notre liste obtient entre 5 et 10 % au premier tour, elle se retire mécaniquement du second tour et ne procédera pas à une fusion technique avec quelque autre liste que ce soit, et ne donnera pas de consigne de vote. C'est prendre les gens pour des idiots et donc insulter la démocratie que de leur indiquer ce qu'ils doivent voter.

Ces deux cas et leurs règles afférentes donneraient cependant lieu à une discussion et à un vote dans le cas où le FN arriverait en tête du premier tour, ou en ballottage dangereux.

Les membres de la liste seront tirés au sort pour constituer l'ordre de cette liste*, et ce afin d'une part de montrer l'égale implication de chacun et de chacune dans cette aventure commune, d'autre part de calmer les ardeurs de ceux qui substituent l'image à l'idée, la personne aux principes.

 

Comportement

Nous ne procéderons pas à des attaques ad hominem dans les médias. Parler des personnes et non de leurs idées entretient une agitation de surface et un esprit de commérage sans intérêt.

Nous aborderons les médias toujours en collectif, pour limiter l'effet « tête de liste » et juguler la tendance naturelle à une personnalisation excessive.

Dans tous les cas, nous nous conduirons en citoyens adultes pour des citoyens adultes. C'est la condition d'une révolution citoyenne éclairée, lucide, réfléchie et déterminée.


* Compte-tenu des dispositions légales relatives aux élections municipales, une tête de liste a d'ores et déjà été désignée afin de nommer un mandataire financier. Le collectif ne tient pas pour le moment à la rendre publique, afin d'éviter une personnalisation excessive du scrutin

1- Code général des collectivités territoriales

"Article L1111-2 Modifié par LOI n°2007-1822 du 24 décembre 2007 - art. 139

"Les communes, les départements et les régions règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence.

Ils concourent avec l'Etat à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu'à la protection de l'environnement, à la lutte contre l'effet de serre par la maîtrise et l'utilisation rationnelle de l'énergie, et à l'amélioration du cadre de vie. Chaque année, dans les communes ayant conclu avec l'Etat un contrat d'objectifs et de moyens relevant de la politique de la ville ou ayant bénéficié de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale, au cours de l'exercice précédent, il est présenté, avant la fin du deuxième trimestre qui suit la clôture de cet exercice, un rapport aux assemblées délibérantes des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale compétents sur les actions menées en matière de développement social urbain. Ce rapport retrace l'évolution des indicateurs relatifs aux inégalités, les actions entreprises sur les territoires concernés et les moyens qui y sont affectés.

Les communes, les départements et les régions constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la vie locale et garantissent l'expression de sa diversité".

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