Réunion publique proposée par Mont2Gauche

le mercredi 1er juin à 19h30 à la salle du petit bonheur à Mont de Marsan !

Venez nombreux !!

Ordre du jour :

- Bilan des deux ans au conseil municipal de l’élue Mont2Gauche

- Échanges avec le public avec possibilité de propositions d’actions

- Constitution de l’association « Mont2Gauche : le peuple citoyen »

Voici un lien vers un document qui explique notre démarche pour cette initiative, avec un bilan de notre élue, Céline Piot !

 

 

 

Les impressions de Céline suite à la séance du conseil municipal du 5 avril 2016...

 

Encore un conseil municipal épique !

 

Plusieurs thèmes étaient à l'ordre du jour : Grand projet, Administration générale, finances, vie associative, urbanisme et régie des eaux.

 

Concernant le projet de réhabilitation de l'ensemble sportif Guy Boniface/Barbe d'or, votre représentante Mont2Gauche s'est abstenue à cause du couplage des deux projets dans la même délibération. Évidemment que nous ne sommes pas contre des travaux à Barbe d'Or, mais une seconde tribune au stade Boniface ne nous semble pas être une priorité. 

Ne trouvez-vous pas que la majorité municipale dote la commune de beaucoup de fauteuils en ce moment ? Nouvelle tribune, nouveau cinéma... Ça fait quand même cher le fauteuil, tout ça !

 

Un gros dossier a été celui de la demande d'abrogation de la déclaration d'utilité publique de l'immeuble des anciennes Nouvelles Galeries qui montre que l'attentisme de la majorité municipale et sa volonté d'empêcher la propriétaire de vendre l'immeuble comme elle le souhaitait a fait pourrir la situation au point que, aujourd'hui, l'immeuble est totalement dégradé. 

Il faudrait des millions pour le rénover. En matière d'expropriation, les expériences de cette majorité n'ont pas toujours été d'un grand succès (SCI bord de l'eau, par exemple). Par conséquent, vu les finances de la ville, il vaut sans doute mieux en effet mettre fin à cet interminable dossier.

Le groupe PS-PC voulait porter l'affaire en justice, espérant que le juge des expropriations tranche en faveur de la Ville. Il est "amusant" de voir que, dans ce cas-là, devenu très "politique politicienne", le PS ose aller en justice. Mais quand il s'est agi en juillet 2015 d'attaquer en justice le système des emprunts toxiques, les élus PS ont voté exactement comme la droite, préférant accepter une soi-disant aide de l'État qui n'est en réalité qu'une arnaque puisque ce sont les impôts des contribuables qui servent à rembourser les erreurs des élus et les malversations de la finance. Et accepter cette aide, c'est accepter aussi le fait d'abandonner toute action judiciaire. Les élus en question, ceux qui ont contracté ces emprunts toxiques, sont autant ceux du PS (en 2006) que ceux de droite (en 2009). Donc, dans ce cas-là, on met un mouchoir dans sa bouche et on permet au système pourri de continuer... 

Notez tout de même la belle phrase prononcée par Mme le Maire à propos des Nouvelles Galeries : "Je suis responsable des finances de la Ville. Je ne prends pas de décisions hasardeuses." Hasardeuses, peut-être pas ; scandaleuses, oui (référence à la subvention de 1,5 million d'euros au cinéma multiplex, par exemple...).

 

Nous avons été amenés à voter l'exercice d'une nouvelle compétence : la création, l'entretien et l'exploitation de bornes électriques.

Certains diront que la voiture électrique est l'avenir pour le respect de la planète. Je ne suis pas complètement convaincue. Mais ceci est un autre débat. Dans tous les cas, c'est bien beau de vouloir mettre des bornes électriques, mais la commune a-t-elle évalué la consistance et le nombre de voitures électriques qu'il y aura, de surcroît dans un contexte de réduction forcée des places de parking en ville ? Apparemment, le rechargement sera gratuit. Il serait amusant qu'il soit gratuit dans des parkings payants... Toutefois, le nombre de bornes est inconnu à ce jour. 

Critiquer la gestion des parkings de Mont-de-Marsan m'a valu comme réponse : "Comme quoi, on peut être jeune et avoir des vieilles lunes". Vieilles lunes, vieilles lunes..., on en reparlera plus loin...

 

Une bonne nouvelle pour les Montois ? Mais si, ça arrive ! Les taux d'imposition de la taxe d'habitation et du foncier n'augmentent pas cette année. Youpi ! 

Cela étant, Mont2Gauche a été la seule à faire remarquer la subtilité de l'affaire : les taux n'augmentent pas à Mont-de-Marsan, mais à l'Agglo oui ! La stabilisation à Mont-de-Marsan n'est donc que virtuelle. Bref, la bonne nouvelle n'en était pas une. Mais une jolie astuce. Zut alors !!!

J'ai donc voté "contre", d'autant plus que voter "pour" aurait signifié entériner l'augmentation de 5% de l'an passé que Mont2Gauche avait refusée.

 

Nous voici à devoir voter l'attribution des subventions aux associations. Là encore, il faut expliquer mon vote qui a été l'abstention. 

Il est évident que Mont2Gauche ne s'oppose pas à ce que les associations culturelles, sportives, sociales ou autres perçoivent une subvention municipale. Mais, quoi qu'en dise la majorité, petit à petit, le montant total des subventions diminue. Est-ce que toutes les demandes ont été satisfaites ? On me répond que oui. Mais je sais bien que certaines associations, au prétexte que la ville leur loue gratuitement un local, n'ont plus droit à leurs 170 euros annuels. Oui, 170 euros... Ça va mettre les finances de la Ville en péril ! Je sais aussi que d'autres communes, pas plus riches que Mont-de-Marsan, peuvent accorder la gratuité d'un local et attribuer aussi une subvention de fonctionnement.

Mais, en plus, quand, sur un montant total de 1 163 000 euros de subventions, on sait que 115 000 euros sont donnés au Stade Montois Rugby professionnel (soit 10% de l'ensemble des subventions pour une seule structure, et même pas associative), on peut s'interroger. D'où l'abstention : ne pas pénaliser les associations, mais ne pas accepter cette aide supplémentaire à un club de professionnels. Toutefois, pas de souci, notre première édile nous a bien dit qu'elle était "responsable" des finances de la Ville.

 

Pourtant, alors que, d'un côté, elle cherche à faire des économies de "bouts de chandelle" en éteignant l'éclairage public entre minuit et cinq heures du matin dans les secteurs pavillonnaires (notez le jeu de mot, svp, que personne n'a remarqué hier soir, sniff...), de l'autre, la municipalité a une capacité à financer des projets surprenants, coûteux et inutiles (eh oui, encore ce multiplex !).

Bon, en même temps, inutile d'éclairer pour éviter par exemple une agression, puisque, de toute façon, on met des caméras partout ensuite pour notre sécurité. Je ne sais pas trop où est la logique dans tout ça...

Cela étant, faire des économies d'énergie est une volonté louable. D'ailleurs, il a bien été notifié aux agents de la Ville et de l'Agglo sur un joli dépliant papier qu'il ne fallait pas qu'ils gaspillent... le papier ! Ni l'électricité, ni l'eau, comme à des petits élèves de maternelle : "Je coupe l'eau après m'être lavé les mains." Oui, maîtresse...

 

D'autres sujets ont été traités. Puis, la fin de la séance a été consacrée au vœu déposé séparément par le groupe PS-PCF et Mont2Gauche pour faire déclarer Mont-de-Marsan zone "hors TAFTA". Un moment grandiose !

Au début, Mme le Maire, qui avait annoncé qu'elle refusait que ce double vœu passe au vote, a voulu verrouiller la discussion. 

Elle a tout de même laissé la parole d'abord à Alain Baché qui a pu ainsi rappeler que quasiment 60 communes landaises étaient "hors TAFTA" et quels étaient les dangers principaux du traité. Alain Baché a conclu son intervention en disant que se déclarer "hors TAFTA" était plus symbolique qu'autre chose.

Comme habituellement, Mme le Maire a considéré que cette conversation n'avait pas lieu d'être dans un conseil municipal car l'intérêt local, selon elle, n'était pas en jeu.

J'en ai donc profité pour enchaîner sur le fait que tous les niveaux de gouvernement seront concernés, dont l'échelon municipal. J'ai remis une couche sur la nocivité du TAFTA, et rappelé que la mise "hors TAFTA" n'est pas que symbolique (du reste, tout symbole est politique) car cela peut être un levier de pression au moment où il y aura la ratification par le Parlement. Puis, j'ai demandé pourquoi elle, qui se targue de vouloir être une locomotive, préfère pour le coup n'être que le wagon de queue du mouvement. 

Les seules répliques de Mme le Maire ont porté sur le fait que le collectif StopTAFTA40 joue sur les peurs, sur la théorie du complot. Je lui rappelle alors que nous avons un exemple (un précédent très révélateur) avec l'ALENA de ce que sera le TAFTA, qu'il ne s'agit donc pas de peurs mais de faits ; que, elle qui est médecin, devrait préférer prévenir plutôt que guérir. Et je lui demande si les maires qui ont fait déclarer leur commune "hors TAFTA" sont des gens peu sérieux et complotistes.

La réponse est d'un mépris absolu, pour ne pas dire autre chose : elle explique que, elle, elle n'est pas un mouton !!! Elle ne va pas suivre bêtement un mouvement, elle ne va pas entrer dans le troupeau !

Il faudrait savoir ! Faisons-nous peur ou sommes-nous des moutons ? Dans tous les cas, les maires qui ont fait voter la motion pour être "hors TAFTA", dont son ami de droite Joël Bonnet (Saint-Pierre-du-Mont), apprécieront de s'être fait traiter de moutons...

Le débat ne s'est pas arrêté là. Renaud Lagrave (PS) a enchaîné en rappelant l'opacité des négociations et en expliquant que même Matthias Fekl (secrétaire d'État PS au Commerce extérieur) conteste cette opacité. Mme Darrieussecq en a donc profité pour dire que c'était à lui et au président de la République de retirer la France des négociations, pas aux élus locaux Déclarer des communes "hors TAFTA", ce n'était pas bien sérieux, ni bien utile. 

Mais elle a ensuite dit qu'elle écrirait au ministre pour l'alerter des dangers du TAFTA, dangers qu'elle connaît bien car elle a lu "Le TAFTA pour les nuls" qu'elle recommande. Ouf, nous voilà rassurés ! Mais nous l'avons prise au mot et, bien évidemment, nous souhaitons voir cette lettre quand celle-ci sera rédigée. Dans tous les cas, elle ne peut pas se dédire de cet engagement.

Le hic (il y en a toujours un, c'est pénible avec ce PS...), c'est que Renaud Lagrave n'a pas pu s'empêcher d'ajouter que, si le TAFTA était mieux réglementé, on serait tous d'accord autour de cette table pour l'accepter ; c'est parce que les négociations sont opaques qu'il y a donc un problème. 

J'ai vivement contesté cela et rappelé que Mont2Gauche n'avait pas déposé un vœu pour réclamer juste un peu plus de transparence mais bien pour rejeter le TAFTA dans son intégralité, parce que le TAFTA c'est l'apogée de la dérégulation !!! Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop ! Le PS essaie de se refaire une virginité de gauche, mais non, le néolibéral qu'il est ressurgit à la première occasion... 

Nous avons bien sûr eu droit de la part de Mme le Maire à un couplet sur l'Europe qui s'est construite sur le libre-échange qui a amené la paix, et blablabla. Toujours les mêmes antiennes... Comment disait-elle déjà ? Ah oui, les vieilles lunes !!! Chacune les siennes ! Tstt... On voit ce que cela a donné le beau rêve de paix européen grâce au commerce libéralisé : concurrence effrénée, dumping social, travailleurs détachés, chômage de masse, montée de la xénophobie, etc. 

Petite devinette : quelle différence y a-t-il entre le libre-échange et le libre-échangisme ? Aucune, les deux nous mettent à nu ! 

 

Mais puisque Mme le Maire ne voyait vraiment pas l'intérêt local avec le TAFTA, passons donc au dernier échange de la soirée dont, pour le coup, elle ne pouvait pas nier l'intérêt local : je lui ai demandé qu'elle m'apporte les réponses aux questions que les agents de la Ville et de l'Agglo lui ont posées dans une lettre ouverte dont tous les autres élus ont une copie (mais que j'ai été la seule à évoquer...) à propos des transferts de compétences, de leurs difficultés liées à la mutualisation.

Les réponses, on ne les connaîtra que plus tard. Bon..., circulez, il n'y a rien à voir.

Pas question d'attendre, mais de défendre ces agents pressurés. Tiens, ça ne vous rappelle pas ce qu'étaient venus dénoncer les agents hospitaliers ? Décidément, au pays du libre-échange, du dialogue social, de ceux qui ne bêlent pas contre le TAFTA, on dirait que rien ne va plus !!!

 

C'était les impressions de Céline (Mont2Gauche) après la séance du conseil municipal du 5 avril 2016.

 

 

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Les impressions de Céline à l'issue de la séance du conseil municipal du 2 février 2016...

 

Les problèmes que connaissent les agents hospitaliers de l'hôpital Layné n'étant pas du tout réglés, un nouveau rassemblement des agents a eu lieu devant la mairie avant la tenue du conseil. Mont2Gauche soutenant vivement ce mouvement, j'étais forcément avec eux encore de 18h30 à 19h. Les élus du PS, comme ceux de la majorité municipale, ont soigneusement évité de passer devant le rassemblement, et, tête et yeux baissés, ont gagné la porte d'entrée en rasant le mur. 

À 19h, nous sommes entrés dans la mairie. 

Les agents sont restés trois-quarts d'heure afin d'informer les membres du conseil de l'impossibilité à obtenir un vrai dialogue social avec la direction, ont rappelé leur souffrance, remercié Mont2Gauche pour son soutien (M2G avait préalablement déposé un vœu sur ce sujet) et interpelé les autres élus pour connaître leur position, en particulier ceux du groupe PS-PCF. Le docteur Didier Simon (PS), arrivé à 19h15, n'a pas beaucoup apprécié : il s'est énervé et, utilisant la bonne vieille méthode de l'opposition public/privé et le très connu stratagème du "diviser pour mieux régner", a expliqué que ce qui l'inquiétait le plus c'était la pénurie de médecins. Employant parfois des mots peu châtiés, voire grossiers ("Si vous ne me laissez pas parler, j'arrête et je ferme ma gueule !"), il a fini par lancer aux agents : "Le contexte est difficile, ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes assis", métaphore à peine voilée pour leur expliquer que, ma foi, leur situation n'est pas si mauvaise (ben oui, « il y a toujours pire ailleurs, de quoi te plains-tu ? »), et que la loi Touraine n'est pas si mauvaise non plus. Bon, c'est juste un copié-collé de la loi Bachelot, mais, là, on ne peut plus rien dire, ce sont les amis qui gouvernent... M2G trouve ridicule l'idée de tenter de diviser les gens, d'autant que le service public travaille et se bat pour tout le monde. Mais comme l'a dit le docteur Simon : "Je ne vais pas vous signer un chèque ce soir."

L'élu FN, arrivé à 19h05 et qui a été obligé de se frayer un chemin à travers la foule pour atteindre sa place - dur dur -, voyant que le papier déposé devant chaque élu n'était qu'un document de l'intersyndicale, l'a rageusement repoussé ; aucun intérêt... Culture, luttes sociales, défense du service public, il n'y a pas grand-chose qui l'intéresse...

Quant à Mme le Maire, elle a continué à soutenir la Direction, rappelant aussi que 50 personnes avaient été embauchées, ce qui n'était pas rien. Or, comme l'ont expliqué les agents, il s'agissait en réalité de compenser 48 départs à la retraite. Tu parles d'une sacrée embauche, d'un sacré effort budgétaire !!! Ou l'art de faire dire ce que l'on veut aux chiffres...

Finalement, la conclusion est tombée de la bouche de Mme le Maire : "Ce n'est pas au niveau du conseil municipal que l'on peut résister !" Non, incroyable ! Argument vraiment pertinent... Décidément, résister est un mot que l'élue MoDem n'aime pas. Et décidément (bis), on ne peut résister à rien en conseil municipal : ni au TAFTA (vœu de M2G interdit en juin 2014), ni à la réforme territoriale (vœu rejeté en octobre 2014), ni aux créances toxiques, ni au massacre de l'hôpital public ! Mais à quoi servent les élus ??? 

Mme le Maire botte en touche et demande aux agents de se rapprocher du président du Conseil départemental. Pourquoi donc ? Est-ce lui le président du conseil de surveillance de l'hôpital, ou elle ? Certes, en tant que député, Henri Emmanuelli ne s'est pas opposé à la loi Touraine... Mais, en tant que maire, Mme Darrieussecq pourrait considérer les difficultés du personnel soignant avec un peu plus d'intérêt, plutôt que de taper le rythme sur la table au son de la chanson "Un autre monde", comme elle l'a fait lors du conseil du 21 décembre. Or un fossé sépare "un autre monde" d' "un autre Mont2", qu'on se le dise !

 

Vers 19h45, les agents quittent la salle. Le conseil débute. Donc, tout ce qui vient d'être prononcé ne sera pas inscrit au PV. Toutefois, concernant le conseil précédent (21 décembre 2015), au début duquel l’intersyndicale de l’hôpital Layné était également venue exposer les difficultés des agents et dénoncer le monologue du directeur, ce qui a été dit après le début du conseil et avant l'interruption de séance n'a pas été retranscrit au PV qu’on nous a présenté. M2G l'a fait remarquer, et a rappelé les phrases volontairement oubliées afin qu’elles soient bien inscrites au PV cette fois. Mme le Maire a expliqué que ces phrases avaient peu d'intérêt, d'où leur oubli. Mais bien sûr... Moyen surtout commode pour éviter d'avoir à avouer qu'elle avait suspendu la séance et les raisons pour lesquelles elle a dû le faire…

 

Sur les vingt délibérations de la soirée, beaucoup ont demandé des interventions de la part de Mont2Gauche et des explications de vote. En voici quelques-unes : 

- Refus de mettre à disposition les anciennes halles à la société Biltoki car, pour nous, la création d'un intermédiaire nous apparaît inutile et va mettre les PME en situation de dépendance permanente. Rappel que M2G aurait préféré une régie municipale. Moquerie habituelle : "Ce n'est pas notre métier. On ne peut pas faire." Ben, on fait comment avec le marché ??? Ce sont bien des producteurs qui paient un stand à la Ville, sans passer par un intermédiaire...

 

- Refus d'installer des caméras de vidéo-protection à l'école du Peyrouat. Bien sûr que les lieux de la République doivent être respectés. Mais la vidéosurveillance, est-ce le bon moyen ? On nous parle de sécurité alors qu'il s'agit d'éviter des dégradations. Utilisons les mots adéquats. De plus, dans toutes les villes où a été installé ce dispositif, on sait que les incivilités sont déplacées dans un autre endroit. Ce qui ne résout rien au problème. Et quand M2G demande les résultats de la vidéo-protection dans les autres quartiers, il lui est répondu qu'il n'est pas connu. Ajouter des caméras sans connaître le bilan des autres, ça c'est de la gestion efficace ! Pour ces raisons qui oublient l'humain, M2G a été la seule à voter "contre" et à dénoncer cette hypocrisie. 

 

- Refus de signer la convention du "dispositif de sortie des emprunts à risque". Jolie expression pour une triple arnaque : d'abord celle des banques sans scrupules qui ont proposé aux collectivités ce type d'emprunts, ensuite celle des élus (PS en 2006, puis droite en 2009) qui, ayant mis le doigt dans l'engrenage de la finance pourrie, font rembourser leurs erreurs par les contribuables, enfin celle du gouvernement qui propose une "aide" financière aux collectivités (encore sur le dos des contribuables) mais en réalité pour empêcher les collectivités d’attaquer les banques en justice. Et, en juillet 2015, les élus PS et ceux de droite, en acceptant ce protocole transactionnel, se sont rendus coupables d'une grande faiblesse. Mais il est vrai qu' « on ne peut pas résister »... Pourtant d'autres communes résistent et refusent cette "aide" bidon. Ahhh, si l'hôpital était une banque, il serait sauvé !

 

Arrivent les questions diverses :

- M2G avait demandé des éclaircissements quant à l'éventualité d'une aide de fonctionnement au cinéma multiplex de 100 000 euros par an pendant trois ans, comme c'était indiqué dans un courrier municipal. Mme le Maire a assuré que cette aide ne se ferait pas. Nous en prenons acte. Elle a réaffirmé l'intérêt qu'elle trouvait au multiplex en rappelant que ce projet et la volonté d'en subventionner l'investissement (1,5 million d'euros...) sont de sa responsabilité. Si les autres cinémas finissent par fermer, elle portera donc la responsabilité d'avoir mis huit personnes au chômage en se servant de l'argent public !

 

- Il a été accepté de laisser à M2G de proposer son vœu concernant l'hôpital. Qu'y demandions-nous ? D'une part, de laisser exprimer l'inquiétude des membres de notre conseil sur l'état du "dialogue social" au sein des instances paritaires de représentation du centre hospitalier ; d'autre part, de permettre la constitution d'une délégation municipale qui recevrait les représentants de l'intersyndicale et de la direction du centre hospitalier afin de participer au retour serein et constructif du dialogue social. 

Alain Baché (du groupe PS-PCF), pas très à l'aise, a dit qu'il voterait ce vœu si le mot "direction" remplaçait "directeur" et si étaient précisés les noms des syndicats de l'intersyndicale. Très mollement, les "socialistes" ont approuvé le vœu, une fois ces modifications faites. C'était le moins que nous attendions d'eux. 

Mais grandiose a été l'intervention de Mme le Maire qui, expliquant qu'elle ne voterait pas ce vœu, a ordonné à ses (vraiment dociles) colistiers de ne pas le voter non plus. Les élus de la majorité n'ont donc pas le droit d'avoir un avis personnel ? Comment appelle-t-on cela ? Ah oui, confiscation de la démocratie, n'est-il pas ? Elle en ajoute une couche en nous apprenant que, de toute façon, les vœux, ça ne sert à rien. Ah ??? Sinon, peut-être, pouvons-nous lui rétorquer, à débattre de sujets somme toute importants et aussi à voir les positions des élus, du moins quand ils peuvent réellement voter. Mais peut-être parlait-elle des vœux de bonne année, qui, oui, en effet, ne servent pas à grand-chose...

 

M2G a donc une fois de plus été active, au grand dam de son voisin de table, l'élu FN, qui soufflait à chaque intervention. Faut dire aussi qu'il avait fini de jouer avec sa tablette et qu'il voulait partir. Il devait avoir sans doute plus important à faire que ce pour quoi il a été élu... Mais ne s'était-il présenté aux responsabilités, n'avait-il pas fait campagne ? On peut se demander pourquoi... Petite info, comme ça, en passant : lors de son arrivée, une élue de la majorité municipale lui a fait la bise. C'est son droit, évidemment. Mais cela permet de nous rappeler que dans "extrême droite", il y a "droite"...

Mais je dis ça, je ne dis rien. Comme dirait Mme le Maire, "Je dis ça très tranquillement."  :-)

 

Céline, pour M2G.

 

 

 

 

Intervention musclée de Frédéric Lordon au sommet international du plan B

 

Le plan B et les personnes engagées avec veulent promouvoir la recherche d'une solution à notre crise politique, économique et sociale, particulièrement au niveau européen. La politique actuelle ne fonctionne pas, et ne peut pas fonctionner. Il faut donc tout ré-imaginer : c'est ce que le plan B se propose de faire.

Malheureusement, tout est bloqué, car les institutions et les acteurs se tiennent les uns les autres, empêchant une autre politique que celle qui produit les résultats consternants actuels. Il va falloir casser le cadre qui en l'état ne peut être réformé afin de fonctionner. C'est ce que M. F. Lordon dit dans l'extrait qui suit. Même sans être nécessairement de son avis, l'écouter est bénéfique car cela libère la pensée de contraintes que l'on s'inflige sans plus y faire attention. Rien ne nous oblige à conserver l'Euro, ou à rester dans l'Europe. Si nous le faisons, sachons au moins pour quelle raison.

Voici une vidéo de cette intervention. M. Lordon utilise un français relativement difficile et très écrit, il faut s'accrocher pour suivre et comprendre. Cela dit, sa langue est aussi très belle, et elle invite à ciseler sa propre pensée comme M. Lordon cisèle son expression. Pour ses idées et son écriture, son intervention est remarquable !

 


 

 

Travailler plus pour gagner moins !



Mont2Gauche soutient la grève reconductible des agents hospitaliers de Mont-de-Marsan, victimes de la politique néolibérale du gouvernement PS qui impose à l’échelle nationale 10 milliards d’économies sur le dos de l’hôpital public.

À Mont-de-Marsan, le directeur de l’hôpital Layné a choisi, sans aucune négociation avec les syndicats, de supprimer les bonifications des agents (dont le salaire médian mensuel est de 1260€) leur permettant de gravir les échelons dans la carrière. Pour un agent, cela représente une perte de 1000€ annuels. Pour l’hôpital, l’économie réalisée atteindra ainsi 300 000€. Or cette somme est une goutte d’eau dans un budget de 170 millions d’euros ! Le directeur explique que cette économie permettra l’embauche de contractuels. Mais est-ce au personnel de payer et de subir ce chantage ?

En outre, cette « économie », qui en réalité correspond à la suppression des droits des employés de plus en plus épuisés et pressurés, n’est que l’arbre qui cache la forêt : en effet, au-delà, se profile la casse de l’accord des 35h, et plus généralement la casse du service public. La notion de rentabilité n’a aucun sens dans le domaine de la santé. Il est donc impossible pour un hôpital d’être en équilibre. Or, cette politique qui baisse les budgets amène les hôpitaux vers la banqueroute. Les conditions de prise en charge des patients, qui deviennent des clients, se dégradent. La santé en jeu !



Céline Piot, conseillère municipale (liste Mont2Gauche) à Mont-de-Marsan,

16 décembre 2015

 

 

 

 

La laïcité (volontairement) incomprise

 

Dans un contexte de successives et insupportables entorses au principe de laïcité par des élus de la République (je pense notamment à l’installation d’une crèche de Noël dans les locaux du Conseil général de Vendée et dans ceux de la mairie de Béziers, mais aussi à l’intégration d’une messe dans le programme municipal de la commémoration des 8 mai et 11 novembre à Mont-de-Marsan), un sondage Ifop (datant du 14 décembre 2014) pour Dimanche Ouest France révèle que 71% des Français sont plutôt favorables à la présence des crèches de Noël dans les administrations et bâtiments publics car « elles constituent un élément de tradition culturelle davantage qu’un symbole religieux. » Les sondeurs se permettent d’ajouter que c’est « sans surprise » que l’on trouve majoritairement les opposants à la présence de ces crèches dans les rangs du Parti communiste français et du Parti de Gauche « à la fibre laïcarde et de tradition anticléricale. »

Tout en étant édifiant, ce sondage est éclairant sur le manque de connaissances de ce qu’est la laïcité et de ce qu’est un élément culturel. Ainsi, au nom d’une laïcité qu’il faudrait désormais « ouverte » ou « positive » – alors que le mot « laïcité » se suffit à lui-même pour désigner notre cohésion sociale et républicaine puisqu’elle représente ce qui nous unit et non ce qui nous divise –, les élus pourraient commettre des actes incompatibles avec le principe de neutralité du service public ; au nom de la tolérance, les élus pourraient accorder une place supérieure à l’héritage européen chrétien au mépris des autres héritages dont nous sommes également issus (par exemple la civilisation gréco-romaine antique) ; au nom du culturel, adjectif que l’on détourne avec une facilité déconcertante, les élus pourraient mettre en avant le cultuel. Faut-il rappeler à ces élus qu’une crèche de Noël, ce n’est pas une œuvre d’art mais avant tout – ne l’oublions pas –, la célébration de la Nativité, donc bien un symbole chrétien ? Faut-il leur rappeler également que le catholicisme n’est plus religion d’État et qu’il n’a plus la primauté sur les autres cultes ?

Quant aux défenseurs de la laïcité et de la loi de séparation des Églises et de l’État datant de 1905 (et en particulier l’article 28), ils sont qualifiés par les sondeurs de « laïcards », mot abject et péjoratif. Rappelons en préalable que s’il n’y avait pas eu les « laïcards », nous en serions encore à un enseignement de classe où les enfants des familles modestes n’avaient pas droit à l’éducation. Mais ce qui est révélateur ici c’est le détournement du mot « laïcité ». À en croire l’institut de sondages Ifop, elle serait synonyme d’intolérance religieuse. Or, en permettant la liberté de conscience et l’égalité entre les différentes religions ainsi qu’entre les croyants et les athées, elle est tout le contraire. Elle évite de hiérarchiser les cultes, aucun n’étant considéré comme majoritaire ou minoritaire. Elle permet l’épanouissement de la personnalité de tous et laisse à chacun le droit de penser librement. Et c’est en cela que, si elle n’est pas antireligieuse, elle est bien anticléricale. Le cléricalisme, c’est l’influence politique du clergé qui cherche à intervenir dans les affaires publiques, c’est-à-dire à exercer le pouvoir temporel. La laïcité, étant l’émancipation qui permet aux croyants et aux athées de se reconnaître pleinement dans la puissance publique, ne peut donc être, par définition, qu’anticléricale. Où est le problème, messieurs les « anti-laïcards » ? Je pense qu’il est grand temps pour vous de réviser vos cours d’histoire, de droit et de philosophie…

 

 

Céline Piot,

conseillère municipale Front de Gauche à Mont-de-Marsan (Mont2Gauche),

15 décembre 2014

 

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