Compte-rendu de la séance du conseil municipal du 11 octobre 2016, les impressions de l'élue Mont2Gauche :

Une suggestion pour les prochaines municipales : les groupes PS-PCF et LR-MoDem pourraient constituer une liste commune, ça ne changerait pas grand chose... 

 

Cette séance était particulièrement très technique : il nous fallait surtout approuver (ou pas...) telle modification au budget, telle concession de terrain, tels travaux à effectuer...

 

En même temps, il est (hélas) logique de ne plus avoir grand chose à décider en conseil municipal puisque la plupart des compétences a été transférée à l'Agglo !!! 

 

Néanmoins, un événement est passé quasiment inaperçu, et la presse ne s'en est pas fait l'écho (je ne parle pas de l'absence de l'élu FN ; ceci est désormais devenu un grand classique...) : une élue PS a démissionné et a été remplacé par... un élu, portant le nombre d'hommes dans le groupe PS-PCF à cinq sur six. Non seulement la parité est particulièrement mise à mal, mais la démission d'une élue et le refus d'une autre colistière de participer à ce groupe traduisent bien un malaise profond au sein de cette équipe qui avait déjà subi une démission dès avril 2014 (peut-être dans le but que le candidat PCF, non élu en mars, puisse siéger...).

Toutefois, la présence de ce nouvel élu (muet pendant toute la séance) a semblé ravir Mme le Maire : "On se retrouve ! Jean-Michel Carrère, le retour !" Waouh, c'est super chouette... 

 

À l'unanimité, nous avons voté pour l'installation d'une tribune amovible pour l'Espace Mitterrand qui permettra une augmentation du nombre de places (600 ou 800 selon les subventions obtenues). 

Malgré son vote favorable, Alain Baché (PCF) a fait remarquer que la commune de Mont-de-Marsan allait aider un club de basket professionnel. C'est vrai. Sauf que lorsque c'est l'élue Mont2Gauche qui avait fait remarquer cette ambiguïté il y a quelques mois au moment de voter pour une nouvelle tribune (fixe) pour un club de rugby professionnel, le même Alain Baché n'avait rien dit - bien au contraire -, alors que le prix de la nouvelle tribune du stade Boniface va coûter bien plus cher que celle de l'Espace Mitterrand qui, du reste, ne servira pas qu'au club de basket mais aussi à des spectacles culturels. Incohérence, quand tu nous tiens...

 

Vers la fin du conseil municipal, Renaud Lagrave (PS) s'emballe pour reprocher à la maire sa présence sur une photographie aux côtés de Robert Ménard (maire de Béziers proche du FN). Mme Darrieussecq se justifie en expliquant qu'elle n'est pas allée à Béziers voir spécialement Robert Ménard mais qu'elle participait à une manifestation de maires défendant la culture taurine. Et que ce n'est pas en ne parlant pas aux élus FN ou assimilés, élus démocratiquement, qu'on évitera l'idéologie qu'ils diffusent et qu'elle combat ! 

Admettons... Il faut cependant faire attention. Un élu est un représentant. Et tout symbole (ici une photo) a une portée politique. Aussi, ai-je ajouté que, cet été, je me suis sentie bien mal représentée par la maire de Mont-de-Marsan quand celle-ci, en tête d'un groupe d'aficionados, a chanté : "Rama Yade, viens pas nous faire chier ici, retourne à Paris !" (en réponse à la présence de Rama Yade à Mont-de-Marsan pour dénoncer les corridas). Est-ce la place de la première édile municipale que de participer à cette manifestation, d'être filmée et de donner de sa Ville l'image d'une commune intolérante et grotesque ? Geneviève Darrieussecq me répond qu'on était en plein pendant les fêtes de la Madeleine, qu'il faut savoir rire et non préconiser un monde triste sans humour, et qu'elle est une Gasconne ! Je ne vois vraiment pas le rapport !!! Nous ne devons pas avoir la même définition de la Gascogne et de l'humour... Ni de la dignité que doit avoir un(e) maire !

 

Alain Baché (PCF) a fait voter la charte de la diversité culturelle afin de défendre, pêle-mêle, la tauromachie, la langue gasconne, le foie-gras, la chasse à la matole, etc. 

Il est encore assez étrange de voir qu'un responsable politique qui est favorable aux LGV, ces grandes saignées qui participent à la mondialisation des transports et qui vont supprimer des terres agricoles, viticoles, forestières, qui sont un scandale écologique (et financier !), vienne maintenant, par pur électoralisme, défendre la ruralité et les traditions locales menacées par la mondialisation. Peut-être était-ce là l'occasion pour cet homme, qui semble avoir perdu le Nord et qui a bien besoin d'une boussole politique, l'occasion de flatter sa pseudo-adversaire en rappelant que "le béret lui va bien"


D'ailleurs, ce même responsable PCF a jugé "satisfaisante" la réponse que Matthias Fekl a envoyée à la maire de Mont-de-Marsan, en réponse à la lettre que celle-ci lui avait adressé à la suite de la séance du conseil municipal d'avril. Pour le secrétaire d'État au commerce extérieur, il n'y a pas de craintes à avoir à propos du TAFTA car le gouvernement veille au grain (!) et encore moins de craintes à avoir à propos du CETA car ce traité transatlantique-là est très bon !

Comment Alain Baché, pourtant membre du Collectif StopTAFTA&CETA40 au titre du PCF, peut-il juger cette réponse satisfaisante ??? Lui qui, pourtant, dit défendre la diversité culturelle au nom de la lutte contre la globalisation, il ne conteste pas un traité qui va "harmoniser" les normes, c'est-à-dire les globaliser pour mieux les supprimer. Incohérence, encore et toujours...

C'est seulement l'élue Mont2Gauche (également membre du Collectif StopTAFTA&CETA40) qui a soulevé l'hypocrisie de la réponse de Matthias Fekl : le CETA est le frère jumeau néolibéral du TAFTA, voire son cheval de Troie ! Annoncer que 173 AOC seront protégées, cela paraît grandiose. Matthias Fekl s'est bien gardé d'écrire en utilisant des pourcentages. Car, en pourcentages, cela ne fait plus que 32% d'AOC protégées. Tu parles d'une garantie et d'un progrès ! Et écrire que le gouvernement est vigilant quant à la protections des services, c'est vraiment se moquer du monde puisque nous savons (enfin, apparemment pas tous les élus...) que se prépare aussi le TISA (un autre traité transatlantique sur les services)...

Mais, bon, il paraît que la réponse de Matthias Fekl est "satisfaisante"... Nous voilà sauvés ! 

 

Quand je vous dis que, pour 2020, voire 2017, le groupe PS-PCF pourra faire liste commune avec le groupe LR-MoDem...

 

C'est quand même triste...

 

Céline (Mont2Gauche)

 

 

 

 

 

La Ville de Mont-de-Marsan se couche devant la finance spéculative :

les choix peu courageux et désespérément identiques de la droite et du PS…

 

Comme des milliers de communes (environ 5 000), la Ville de Mont-de-Marsan a

souscrit depuis 2006 plusieurs emprunts, appelés « produits structurés » par les banques mais

qu’il est plus juste de nommer « prêts toxiques ». En France, il y aurait 32,1 milliards d’euros

d’emprunts « structurés », dont 18,8 milliards d’euros à risque. Ces emprunts créent dès lors

une véritable dette illégitime puisque les prêts toxiques contreviennent à l’intérêt général et à

l’intérêt local, les surcoûts se traduisant inéluctablement par des coupes budgétaires au détriment

des services publics et des besoins essentiels de la population.

Le citoyen peut être étonné de la crédulité des élus face aux bonimenteurs des établissements

financiers, en particulier Dexia. À leur décharge, le système est complexe, d’autant

que les banques ont construit des produits dans le but principal d’augmenter leurs marges et

de garder captifs les collectivités locales et les établissements publics tout en leur faisant supporter

l’intégralité d’un risque que ces emprunteurs étaient incapables d’appréhender et de

maîtriser. En outre, invoquant la décentralisation, l’État est resté très passif.

Alors que, désormais, la toxicité de ces prêts est reconnue, était-il judicieux de la part de

la majorité des élus de Mont-de-Marsan (droite et PS de concert) d’accepter en 2015 le protocole

transactionnel avec la structure portant les encours des dettes de l’ex banque Dexia afin

que la Ville utilise un fonds de soutien « aidant » à rembourser une partie des indemnités des

emprunts toxiques ? Nous ne le pensions pas en 2015, nous ne le pensons toujours pas en

2016. Voyons pourquoi.

Les prêts toxiques : un rapide rappel général pour mieux comprendre 

 Sur ce dossier complexe, nous renvoyons en dernier lieu à l’excellent ouvrage : SAURIN Patrick, Les prêts toxiques.

 Une affaire d’État. Comment les banques financent les collectivités locales, Paris, Demopolis, 2013.

 Plusieurs banques, en particulier Dexia, ont vendu des produits financiers ayant fait entrer

nombre de collectivités locales dans le monde de la spéculation qui leur est pourtant interdit

par la loi. Les banques ont toutefois su user d’imagination pour contourner la règlementation.

Le succès des prêts « structurés » est venu qu’en contrepartie d’une prise de risque

financier, ils ont permis à l’emprunteur de bénéficier durant les premières années d’un taux

d’intérêt bonifié par rapport au taux de marché. Mais c’est cette particularité qui explique aussi

les déboires des collectivités.

En effet, ces emprunts présentent un risque important car, malgré leur nom trompeur de

« TOFIX », leur taux dépendent de l’imprévisible évolution d’indices relatifs au cours des

devises ou des matières premières. Comme l’explique Patrick Saurin, spécialiste des dettes

locales, ces prêts, tel Janus, ont deux facettes (l’une visible, l’autre cachée) car ils sont la

combinaison d’un prêt bancaire classique à taux fixe ou à taux variable (la face visible) et

d’une ou plusieurs options vendues à l’emprunteur par la banque (la face dissimulée). Or,

c’est précisément la vente de ces options portant sur un actif sous-jacent qui permet de dégager

les ressources nécessaires pour bonifier le taux de la première période.

Mais, ensuite, l’emprunteur entre dans une seconde période, celle du risque, le taux dépendant

désormais de la valorisation de ces options. Puis, sitôt les options achetées aux collectivités

par les banques prêteuses, celles-ci s’empressent de les revendre avec bénéfices à

d’autres banques parmi lesquelles on retrouve notamment Goldman Sachs, Morgan Stanley

ainsi que les grandes banques impliquées dans le scandale relatif à la manipulation frauduleuse

du LIBOR (taux interbancaire proposé à Londres), en particulier Barclays, BNP Paribas,

Crédit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan, UBS et Royal Bank of Scotland.

Ce système de dupes signifie que les professionnels des marchés financiers se sont protégés

en se couvrant alors même qu’ils persuadaient les maires que le risque ne se réaliserait

jamais. Les prêteurs ont donc réussi à imposer une situation paradoxale : au lieu d’être rémunérés

pour prendre un risque (de crédit) supplémentaire, ils l’ont été pour faire prendre un

risque (de taux) à leurs clients. Afin de tirer un maximum de profit des moindres opportunités

financières, les banques ont multiplié les « prêts structurés ».

Outre les risques que courent les emprunteurs, ces prêts toxiques ont bien d’autres défaillances

: manque total de transparence ; illégalité de l’indexation sur le franc suisse plus

que probable ; transformation par les banques des crédits qu’elles consentent en titres qu’elles

revendent sur les marchés financiers, de sorte que l’emprunteur règle ses échéances à un interlocuteur

qui n’est pas forcément celui qui supporte le risque ; fuite en avant des banques par le

biais de la renégociation des crédits qui, sous couvert de « gestion active de la dette », accentue

encore plus la toxicité du prêt car la dette réaménagée a pour but d’augmenter la marge

des banques ; impossibilité pour les emprunteurs de régler l’intégralité des surcoûts liés à la

sortie des prêts, les banques ayant pris soin de verrouiller la sortie grâce à des clauses plus que

dissuasives…

À partir de 2008, consécutivement à la crise des subprimes de 2006-2007, s’ouvre une

crise bancaire marquée par un renchérissement supplémentaire du crédit et par une augmentation

du taux interbancaire. Les banques entrent en cessation de paiement, et la plupart des

pays industrialisés dans une grave récession. La France, pendant la présidence de Nicolas Sarkozy

(UMP), mais aussi la Belgique et le Luxembourg ont alors mis en place plusieurs plans

de sauvetage pour aider Dexia. En d’autres termes, ce sont les contribuables qui ont payé en

lieu et place des banques alors que ce sont elles qui ont créé les dettes illégitimes. Sous le

mandat de François Hollande (PS), a été créé un fonds de soutien de 50 millions d’euros pour

« aider » les collectivités territoriales à financer le coût de sortie ou de réduction du risque de

leurs emprunts structurés les plus sensibles. C’est l’acceptation de ce fonds de soutien qui a

été au coeur de la séance exceptionnelle du conseil municipal de Mont-de-Marsan le 16 juillet

2015. Voyons en quoi ce vote manque de courage et pourquoi ce fonds de soutien s’apparente

davantage à une entourloupe qu’à une véritable aide.

La situation à Mont-de-Marsan en juillet 2015

Cette séance du conseil municipal du 16 juillet 2015 avait pour objectif d’autoriser la

municipalité à signer un protocole transactionnel avec la SFIL (structure qui porte les encours

des dettes de l’ex banque Dexia) afin de mettre fin aux différends opposant la Ville de Montde-

Marsan d’une part et CAFFIL, SFIL et Dexia Crédit Local d’autre part au sujet des

contrats des prêts toxiques.

La Ville porte 4,5 millions d’euros d’encours sur un prêt indexé sur la parité euro/franc

suisse et 4,5 millions d’euros sur un prêt structuré CMS (produit de pente). Plus l’euro est

faible, plus le taux et l’indemnité de remboursement sont défavorables aux Montois. Jusqu’en

janvier 2015, la Banque nationale suisse maintenait une parité à 1,20. À cette date, elle a supprimé

le taux plancher, ce qui a entraîné une chute de la valeur de l’euro par rapport au franc

suisse, 1 euro valant dès lors 1,05 franc suisse. Le taux a mécaniquement grimpé à 23,83%,

alors que la prévision était de 13,5%.

En 2013, la Ville de Mont-de-Marsan avait assigné en justice la banque Dexia à propos

des deux prêts structurés les plus problématiques. En 2014, elle a renégocié trois autres prêts

structurés, a adhéré à l’association « Acteurs publics contre les emprunts toxiques », soutenu

les propositions de l’Association des Maires de France, refusé de payer le surplus d’intérêt

après la décision de la Banque nationale suisse de janvier 2015. Mais elle a ensuite déposé un

dossier pour obtenir un fonds de soutien.

L’acceptation du fonds de soutien, une erreur ! Une de plus…

Le 16 juillet 2015, le conseil municipal avait deux options devant lui : soit poursuivre

l’action en justice (ce qui signifie le refus du protocole transactionnel avec la SFIL), soit accepter

le protocole pour obtenir le fonds de soutien (et donc arrêter l’action en justice).

Pour la majorité municipale, tout comme pour les élus PS, du fait que les procédures

contentieuses des collectivités sont « très longues, aléatoires et retardées par les mesures

actives de l’État pour multiplier les protocoles avec la SFIL », qu’« aucune commune n’a

réellement gagné son procès et encaissé de fonds », il vaut mieux abandonner les poursuites

juridiques car, en contrepartie, la SFIL refinancera à un taux fixe plus bas (3,35%) le capital

restant dû et l’indemnité de remboursement par anticipation des prêts désensibilisés. Aussi, la

Ville bénéficiera-t-elle du fonds de soutien que l’État a débloqué pour participer à hauteur de

50% minimum des indemnités de remboursement par anticipation du prêt indexé sur le franc

suisse ce qui, selon la majorité municipale, permettra de « limiter la casse ».

Signer ce prêt transactionnel va toutefois faire augmenter l’encours de dette de 3 millions

d’euros. Mme le Maire (MoDem) considère que « ce n’est pas énorme »… Mais, si

3 millions d’euros c’est une bagatelle, pourquoi ne pas distribuer cette somme aux gens défavorisés

et/ou aux associations à qui cette même majorité a baissé leur subvention en 2014 ?

Alors que, à longueur d’année, Mme le Maire s’insurge du déficit de l’État qui, à ses yeux, est

due aux salaires, aux pensions des retraités et à la Sécurité sociale, elle ne s’offusque ni de la

financiarisation de l’économie ni de l’augmentation de l’encours de la dette qu’elle va reporter

sur les contribuables. C’est inacceptable !

Ce 16 juillet 2015, les élus de la majorité municipale montoise (droite) tout comme les

élus « de (faible) opposition » PS ont voté l’autorisation de signer le protocole transactionnel

avec la SFIL. L’élu FN n’a rien voté, puisque, encore une fois, il était absent…

L’élue Mont2Gauche que je suis n’a pas voté cette autorisation, préférant que soit menée

une action en justice, du fait que, s’agissant de prêts spéculatifs, ces prêts sont tout simplement

illégaux. Refinancer le contrat, requalifier le taux d’intérêt, c’est contribuer à sauver

et maintenir le système qui fait payer au contribuable ses errements ; on a préféré « rentrer

dans le rang », autrement dit « se coucher », à l’heure même où les Grecs venaient d’être victimes

d’un odieux chantage monétaire et financier. Refuser ces prêts, au titre de leur toxicité,

ne peut se réaliser qu’en justice, pas en acceptant un fonds de soutien qui, de facto, légitime la

situation. Selon l’association l’APCET, le fonds de soutien permet de voir se dessiner une

perspective de sortie de crise. Cette initiative de l’État est pourtant très critiquable : en effet,

la dotation de fonds représente à peine 5% du surcoût annuel total engendré par les produits

toxiques, la moitié de cette dotation étant apportée par les collectivités locales elles-mêmes à

partir du produit des amendes de police perçues par les collectivités. Malgré le fonds de soutien,

le reliquat à la charge de la commune reste exorbitant et se traduit par une gestion locale

dégradée que nous subissons. Comme l’explique Patrick Saurin 2, ce dispositif « est une escroquerie

[car il] ne vise qu’à sauver l’État et les banques bien plus qu’à protéger les collectivités

et leurs administrés. » Il s’agit d’un moyen pour les pouvoirs publics d’éviter à tout

prix l’action en justice qui révélerait au grand jour leur responsabilité du fait de leur passivité

dans ce dossier.

Pourquoi payer des intérêts à des banques qui ont trompé leur monde (Dexia avait laissé

entendre que le risque était faible…) alors qu’il n’y a, soi-disant, pas d’argent pour le service

public, pour les associations, et que la majorité municipale de Mont-de-Marsan est, selon ses

mots, « contrainte » d’augmenter les impôts locaux ? Pourquoi accepter le fonds de soutien et

son conditionnement à l’abandon des poursuites judiciaires, ce qui doit être compris comme

2 Article « Des arguments favorables aux collectivités restent à creuser », consultable sur www.cadtm.org

une obligation à couvrir la forfaiture des banques ? Cette mesure est d’autant plus scandaleuse

que les banques n’ont pas été contraintes à faire leur métier, à savoir mettre des financements

au service de l’économie réelle. La loi manque cruellement de détermination pour défendre

les collectivités et les établissements publics et pour appuyer leurs légitimes revendications à

l’égard des banques qui les ont abusés. En leur faisant éviter l’action en justice, le législateur

encourage donc les emprunteurs à renoncer à leurs droits.

« Je n’ai pas très envie d’être sage, mais j’ai trop de responsabilités envers mes concitoyens

pour ne pas l’être » me rétorque Mme le Maire. Doit-on en conclure qu’ester en justice,

c’est être irresponsable ? De quoi la majorité municipale a-t-elle peur ? De devoir avouer que

c’est elle qui a renégocié en 2009 (et ce, un an après le début de la crise !) le prêt toxique de

2006 contracté par la majorité socialiste d’alors ? Au motif qu’« il n’y a pas d’autre solution »

et qu’« une procédure judiciaire dure très longtemps » (propos du tête de liste PS), les zélés

serviteurs montois de la politique néolibérale ont préféré exonérer les banques à bon compte

et, par ce choix peu courageux, faire payer doublement la facture au contribuable, par les impôts

locaux et nationaux. Pourtant, un signal fort avait été donné en novembre 2011 par le

tribunal de grande instance de Paris : son jugement en référé, réaffirmé par la Cour d’appel de

Paris en juillet 2012, avait débouté la Royal Bank of Scotland qui exigeait de Saint-Étienne le

paiement des intérêts que la Ville avait suspendu. Les banques avaient donc été désavouées, et

les collectivités territoriales entendues. Pourquoi la Ville de Mont-de-Marsan ne l’aurait-elle

pas été elle aussi ?

Le PS montois a beau jeu de se réjouir que la proposition gouvernementale a le mérite

d'exister ; en réalité, il devrait plutôt dire que c’est une façon d’acheter le silence des collectivités

locales, tout en les obligeant à faire financer par le contribuable les spéculations coupables

et désastreuses des apprentis sorciers de la finance transnationale. Rappelons-nous pourtant

que la finance devait être l’ennemie de notre Président qui se révèle plutôt comme son

plus fidèle gardien... Toutefois, si le gouvernement actuel est coupable de cautionner le système

qui ne fait qu’engendrer délibérément de l’austérité (à croire d’ailleurs que l’austérité

n’est pas un moyen mais un objectif…), les élus montois de droite et du PS sont tout autant

coupables en n’ayant pas voulu attaquer la finance pourrie.

La confirmation de l’erreur en 2016

Alors que Mme le Maire de Mont-de-Marsan considérait « être responsable » en évitant

les poursuites judiciaires contre les banques, il est intéressant de noter que les décisions de

justice rendues récemment (juin 2016 pour la dernière en date) sont favorables aux communes

qui, elles, à la différence de Mont-de-Marsan, ont choisi d’attaquer les banques : le tribunal de

grande instance de Paris vient de condamner la banque Depfa à verser des dommages et intérêts

à Laval ; celui de Nanterre a annulé une grande partie des intérêts que doit Saint-Cast-le-

Guildo à Dexia. Les élus PS et de droite de Mont-de-Marsan auraient donc mieux fait de suivre

l’avis de l’élue Mont2Gauche et d’attaquer les banques en justice. Celles-ci peuvent perdre

! Mais il leur aurait fallu un peu de courage…

Il est donc plus que temps pour les citoyens de choisir des représentants insoumis que

des élus qui préfèrent « se coucher », notamment en pérennisant le sauvetage des banques qui

fait supporter à la population une dette qui, pourtant, ne lui incombe pas !

Céline Piot,

conseillère municipale de Mont-de-Marsan (liste Mont2Gauche),

co-secrétaire départementale du Parti de Gauche des Landes

 

 

 

 

 

Séance du 22 juin 2016 du Conseil municipal de Mont-de-Marsan.

Si certains en doutaient encore, on sait à quoi s'en tenir avec : une droite néolibérale "raide dans ses bottes", un FN aux abonnés absents, un PS aux abois qui a besoin du PCF comme avocat et porte-parole. Un Conseil plus que révélateur... Jugez-en ci-dessous.

 

Réunis depuis 18h devant la mairie, les agents de la Ville et de l'Agglo, engagés dans un mouvement social depuis plusieurs jours, sont venus exposer les raisons de leur mécontentement (à savoir la suppression par la municipalité Darrieussecq de cinq journées de congés et d'une journée de RTT, remettant en cause, sans véritable concertation, un accord qui compensait la non augmentation du salaire par des jours de congés).

Mme le Maire s'est alors engagée à rencontrer l'intersyndicale début juillet et non en septembre. Certainement que la grève des agents à partir de jeudi prochain et la menace que ce mouvement laisse planer sur l'organisation de l'imminent festival Flamenco ne sont pas étrangères à cette proposition de rencontre, car, ce qui compte avant tout, c'est l'image, c'est la comm ! Le fameux "marketing territorial" (la formule est de Geneviève Darrieussecq, vous l'aurez reconnue...).

 

Je ne peux pas préjuger du résultat de cette rencontre, mais je trouve le contraste étonnant entre une maire qui fait semblant ce 22 juin de prôner le dialogue social avec les agents (sourire, voix posée, "et je dis ça très tranquillement...", acceptation de faire entrer les agents dans la salle du conseil sans sourciller) et le refus de dialogue, la dureté du discours et le mépris ostentatoire opposé aux agents hospitaliers en décembre et en février. Alors, soit Mme le Maire a pris quelques cours de yoga pour paraître sous un bon jour, soit elle pense que son image de maire "qui s'occupe bien de sa ville et qui ne fait pas de politique" va être plus écornée par le mouvement social des agents qui œuvrent à la bonne marche des manifestations publiques que par la souffrance des agents hospitaliers.

Quoi qu'il en soit, depuis six mois, rien ne va plus pour Mme le Maire qui doit faire face à deux grands mouvements de contestation par des citoyens montois qui, eux, subissent les conséquences de sa politique néolibérale assumée.

 

Mais quelle hypocrisie, tout de même ! 

Mme Darrieussecq, qui est en train de vouloir faire passer les fonctionnaires de la Ville et de l'Agglo pour de grands fénéants qui ne sont pas aux 1607 heures annuelles, ose dire qu'elle trouve remarquable le travail que font les agents (elle cite par exemple le ramassage des déchets verts), alors qu'elle sait, et je le lui ai rappelé, que, à partir de 2017, les centres de décision vont être délocalisés (une énième conséquence de la loi NOTRe) : les maires et les conseillers municipaux seront privés de leurs pouvoirs concrets, notamment en matière d'urbanisme, de gestion de l'eau, de gestion de déchets... Il s'agit d'un danger réel pour les services publics qui seront confiés à des entités éloignées et sûrement bientôt déléguées à des multinationales intéressées par la recherche de profit à court terme au détriment de la qualité du service.

 

La politique que met en place la municipalité de droite, et que les agents déplorent désormais, est la conséquence d'une politique publique suicidaire qui engendre, on le voit bien, une gestion du personnel douloureuse.

Comme tous les technocrates néoliberaux, Mme Darrieussecq parle avec cette insupportable novlangue européenne : "rationalité, objectif, effort, souplesse". C'est qu'elle est moderne, elle ; stratagème bien commode pour faire passer comme conservateurs les défenseurs des conquis sociaux...

À ma question : "comment se fait-il qu'il faille faire travailler les agents 1607 heures alors que beaucoup font plus ?", il m'a été répondu qu'il s'agit d'heures supplémentaires. Donc, pourquoi dire que les agents travaillent moins de 1607 heures ? On s'y perd...

 

Mais, au fait, qu'ont dit les élus du PS ? Rien... Vous attendiez-vous à autre chose ? Comment les élus PS montois peuvent-ils contester publiquement une conséquence locale de la politique néolibérale de leur gouvernement PS que la droite s'empresse d'appliquer ? Allons... Soyons logiques...

 

Peut-être que les élus PS montois attendaient la cinquième délibération pour parler, pour s'engager, pour être vraiment des élus des oppositions. Et bien même pas !

Cette délibération est celle portant sur la nouvelle répartition des sièges du conseil communautaire de Mont-de-Marsan Agglomération, nouvelle répartition qui supprime six sièges, évidemment des sièges des petites communes.

Certes, c'est la loi du 9 mars 2015 qui impose cette diminution en cas de nouvelles élections dans une commune, ce qui est le cas pour Lucbardez, en raison de la démission du maire. Soit.

Mais cette loi, énième conséquence de la nouvelle réforme territoriale qui renforce la métropolisation et dévitalise les communes, non seulement remet en cause les accords locaux de représentation des petites communes au sein de l'Agglo, mais elle remet surtout en cause le suffrage universel direct, puisque les six délégués communautaires concernés ont été élus directement par les citoyens en mars 2014. On peut se demander pourquoi le législateur n'a pas attendu la tenue du scrutin de 2020 pour changer de dispositions. Quel mépris de la démocratie ! Eh bien, ce mépris de la démocratie, c'est l'élue Mont2Gauche qui a été la seule à le dénoncer. 

En outre, alors que je ne suis pas élue communautaire, c'est moi qui ai repris Mme Darrieussecq qui se trompait quand elle nous expliquait que cette nouvelle disposition avait été votée le 7 juin en conseil d'Agglo, ce qui est totalement faux. En conseil d'Agglo, il ne s'agissait que d'une information, le vote devant se faire dans les conseils municipaux avant le 17 juillet. Au demeurant, Mme le maire également présidente de l'Agglo avait déjà annoncé le 7 juin que Mont-de-Marsan validerait cette proposition, nouveau mépris de la démocratie locale, le vote étant connu avant qu'il ne se fasse... Les délégués communautaires montois, eux, ne se rappelaient déjà pas qu'il n'y avait pas eu de vote le 7 juin, puisqu'ils n'ont rien dit. Mais dorment-ils pendant les conseils municipaux ? Ou ne comprennent-ils rien à ce qui s'y dit ?

Dans tous les cas, nos élus PS montois n'ont pas beaucoup défendu la démocratie locale, n'ont pas beaucoup défendu le résultat du suffrage universel direct de mars 2014, et, lors du vote, se sont abstenus... Ben, oui, c'est moins engageant que de voter "contre". 

Ça doit quand même être dur d'être un élu PS montois : il faut faire semblant de se la jouer frondeur et en même temps ne pas contester la politique gouvernementale PS.

 

Mais les élus PS ont trouvé deux solutions pour s'en sortir : ils piquent les idées de Mont2Gauche et ils utilisent leur camarade PCF qui n'hésite pas une seconde à dédouaner ainsi à moindre frais ses amis du PS.

Alors qu'on se demandait si Renaud Lahitète était présent, vu qu'il ne parlait pas et que c'était Alain Baché du PCF qui parlait constamment pour lui, soudainement, au moment d'approuver ou pas les modifications à faire dans le budget, le tête de liste du PS montois est intervenu pour dénoncer " le tour de passe-passe fiscal" de la majorité qui se vante de stabiliser les impôts pour la commune alors qu'elle les augmente pour l'Agglo. J'ai cru rêver ! Le 5 avril, au moment où il aurait fallu que les élus PS montois prennent leurs responsabilités en dénonçant comme je l'ai fait la virtualité de cette stabilisation fiscale, il n'y a eu aucune intervention de leur part sur ce "tour de passe-passe". Et c'est même mon intervention qui leur a fait changer de vote. Et, désormais, Renaud Lahitète fait sienne cette formule : facile..., il n'a eu qu'à puiser dans ma tribune du magazine communal et intercommunal pour la plagier. Heureusement que Mont2Gauche existe pour donner des idées ! 

Mais ce n'est pas la première fois que les élus PS montois s'accaparent du travail de Mont2Gauche : alors que j'ai été la seule élue à déposer un recours contre l'attribution de la subvention de 1,5 million d'euros au cinéma multiplex, les "socialisses" ont écrit dans le Mag de Mont2 qu'ils soutenaient toutes les initiatives qui s'opposaient à l'attribution de cette subvention, histoire de faire croire que c'était eux qui avaient déposé un recours...

 

Toutefois, s'ils manquent de dynamisme et d'arguments pendant les conseils, ils ont trouvé en Alain Baché leur fidèle porte-parole. On ne compte plus le nombre de fois où il est intervenu au nom du groupe PS-PCF qui l'utilise savamment pour se dédouaner des responsabilités nationales de son gouvernement. Avec cette alliance, le PCF prépare-t-il ses propres funérailles ? 

Dans tous les cas, il est clairement en guerre contre Mont2Gauche. Alors que nous devions approuver le procès-verbal du dernier conseil, Alain Baché a critiqué une de mes phrases du compte-rendu que j'avais fait de ce conseil sur Facebook (et que vous retrouverez sur la page Facebook et sur le site Internet de M2G), donc aucun rapport avec le sujet, ceci pour défendre Renaud Lahitète qui a donc besoin d'un avocat et qui ne peut pas se défendre tout seul. Incroyable !

 

Pendant ce conseil municipal, Alain Baché a cité le Front populaire de 1936. Loin de moi l'idée de ne pas savoir que le "moment 1936" fut une période de progrès social (mais aussi de contradictions, ne l'oublions pas : le Front populaire a, par exemple, maintenu la politique coloniale de la France). Mais on a peine à comprendre comment, avec la loi El Khomri qui détruit le Code du travail, balaie la démocratie sociale et les garanties collectives, un gouvernement PS peut se targuer d'être l'héritier du Front populaire qui mit en place les conventions collectives qui vont désormais être supprimées ? 

À quoi la référence au Front populaire a-t-elle donc pu bien servir hier soir, si ce n'est pour Alain Baché de légitimer sa présence dans le groupe PS-PCF ? Si le passé doit être connu, il ne doit pas être instrumentalisé ni faire oublier qu'il y a un présent et un avenir qui ne peuvebnt plus passer par un hypocrite rassemblement de la "gôche". La politique de l'avenir est celle qui réunit les insoumis ! Qu'on se le dise !

 

Céline pour Mont2Gauche

 

 

 

 

 

Réunion publique proposée par Mont2Gauche

le mercredi 1er juin à 19h30 à la salle du petit bonheur à Mont de Marsan !

Venez nombreux !!

Ordre du jour :

- Bilan des deux ans au conseil municipal de l’élue Mont2Gauche

- Échanges avec le public avec possibilité de propositions d’actions

- Constitution de l’association « Mont2Gauche : le peuple citoyen »

Voici un lien vers un document qui explique notre démarche pour cette initiative, avec un bilan de notre élue, Céline Piot !

 

 

 

Les impressions de Céline suite à la séance du conseil municipal du 5 avril 2016...

 

Encore un conseil municipal épique !

 

Plusieurs thèmes étaient à l'ordre du jour : Grand projet, Administration générale, finances, vie associative, urbanisme et régie des eaux.

 

Concernant le projet de réhabilitation de l'ensemble sportif Guy Boniface/Barbe d'or, votre représentante Mont2Gauche s'est abstenue à cause du couplage des deux projets dans la même délibération. Évidemment que nous ne sommes pas contre des travaux à Barbe d'Or, mais une seconde tribune au stade Boniface ne nous semble pas être une priorité. 

Ne trouvez-vous pas que la majorité municipale dote la commune de beaucoup de fauteuils en ce moment ? Nouvelle tribune, nouveau cinéma... Ça fait quand même cher le fauteuil, tout ça !

 

Un gros dossier a été celui de la demande d'abrogation de la déclaration d'utilité publique de l'immeuble des anciennes Nouvelles Galeries qui montre que l'attentisme de la majorité municipale et sa volonté d'empêcher la propriétaire de vendre l'immeuble comme elle le souhaitait a fait pourrir la situation au point que, aujourd'hui, l'immeuble est totalement dégradé. 

Il faudrait des millions pour le rénover. En matière d'expropriation, les expériences de cette majorité n'ont pas toujours été d'un grand succès (SCI bord de l'eau, par exemple). Par conséquent, vu les finances de la ville, il vaut sans doute mieux en effet mettre fin à cet interminable dossier.

Le groupe PS-PC voulait porter l'affaire en justice, espérant que le juge des expropriations tranche en faveur de la Ville. Il est "amusant" de voir que, dans ce cas-là, devenu très "politique politicienne", le PS ose aller en justice. Mais quand il s'est agi en juillet 2015 d'attaquer en justice le système des emprunts toxiques, les élus PS ont voté exactement comme la droite, préférant accepter une soi-disant aide de l'État qui n'est en réalité qu'une arnaque puisque ce sont les impôts des contribuables qui servent à rembourser les erreurs des élus et les malversations de la finance. Et accepter cette aide, c'est accepter aussi le fait d'abandonner toute action judiciaire. Les élus en question, ceux qui ont contracté ces emprunts toxiques, sont autant ceux du PS (en 2006) que ceux de droite (en 2009). Donc, dans ce cas-là, on met un mouchoir dans sa bouche et on permet au système pourri de continuer... 

Notez tout de même la belle phrase prononcée par Mme le Maire à propos des Nouvelles Galeries : "Je suis responsable des finances de la Ville. Je ne prends pas de décisions hasardeuses." Hasardeuses, peut-être pas ; scandaleuses, oui (référence à la subvention de 1,5 million d'euros au cinéma multiplex, par exemple...).

 

Nous avons été amenés à voter l'exercice d'une nouvelle compétence : la création, l'entretien et l'exploitation de bornes électriques.

Certains diront que la voiture électrique est l'avenir pour le respect de la planète. Je ne suis pas complètement convaincue. Mais ceci est un autre débat. Dans tous les cas, c'est bien beau de vouloir mettre des bornes électriques, mais la commune a-t-elle évalué la consistance et le nombre de voitures électriques qu'il y aura, de surcroît dans un contexte de réduction forcée des places de parking en ville ? Apparemment, le rechargement sera gratuit. Il serait amusant qu'il soit gratuit dans des parkings payants... Toutefois, le nombre de bornes est inconnu à ce jour. 

Critiquer la gestion des parkings de Mont-de-Marsan m'a valu comme réponse : "Comme quoi, on peut être jeune et avoir des vieilles lunes". Vieilles lunes, vieilles lunes..., on en reparlera plus loin...

 

Une bonne nouvelle pour les Montois ? Mais si, ça arrive ! Les taux d'imposition de la taxe d'habitation et du foncier n'augmentent pas cette année. Youpi ! 

Cela étant, Mont2Gauche a été la seule à faire remarquer la subtilité de l'affaire : les taux n'augmentent pas à Mont-de-Marsan, mais à l'Agglo oui ! La stabilisation à Mont-de-Marsan n'est donc que virtuelle. Bref, la bonne nouvelle n'en était pas une. Mais une jolie astuce. Zut alors !!!

J'ai donc voté "contre", d'autant plus que voter "pour" aurait signifié entériner l'augmentation de 5% de l'an passé que Mont2Gauche avait refusée.

 

Nous voici à devoir voter l'attribution des subventions aux associations. Là encore, il faut expliquer mon vote qui a été l'abstention. 

Il est évident que Mont2Gauche ne s'oppose pas à ce que les associations culturelles, sportives, sociales ou autres perçoivent une subvention municipale. Mais, quoi qu'en dise la majorité, petit à petit, le montant total des subventions diminue. Est-ce que toutes les demandes ont été satisfaites ? On me répond que oui. Mais je sais bien que certaines associations, au prétexte que la ville leur loue gratuitement un local, n'ont plus droit à leurs 170 euros annuels. Oui, 170 euros... Ça va mettre les finances de la Ville en péril ! Je sais aussi que d'autres communes, pas plus riches que Mont-de-Marsan, peuvent accorder la gratuité d'un local et attribuer aussi une subvention de fonctionnement.

Mais, en plus, quand, sur un montant total de 1 163 000 euros de subventions, on sait que 115 000 euros sont donnés au Stade Montois Rugby professionnel (soit 10% de l'ensemble des subventions pour une seule structure, et même pas associative), on peut s'interroger. D'où l'abstention : ne pas pénaliser les associations, mais ne pas accepter cette aide supplémentaire à un club de professionnels. Toutefois, pas de souci, notre première édile nous a bien dit qu'elle était "responsable" des finances de la Ville.

 

Pourtant, alors que, d'un côté, elle cherche à faire des économies de "bouts de chandelle" en éteignant l'éclairage public entre minuit et cinq heures du matin dans les secteurs pavillonnaires (notez le jeu de mot, svp, que personne n'a remarqué hier soir, sniff...), de l'autre, la municipalité a une capacité à financer des projets surprenants, coûteux et inutiles (eh oui, encore ce multiplex !).

Bon, en même temps, inutile d'éclairer pour éviter par exemple une agression, puisque, de toute façon, on met des caméras partout ensuite pour notre sécurité. Je ne sais pas trop où est la logique dans tout ça...

Cela étant, faire des économies d'énergie est une volonté louable. D'ailleurs, il a bien été notifié aux agents de la Ville et de l'Agglo sur un joli dépliant papier qu'il ne fallait pas qu'ils gaspillent... le papier ! Ni l'électricité, ni l'eau, comme à des petits élèves de maternelle : "Je coupe l'eau après m'être lavé les mains." Oui, maîtresse...

 

D'autres sujets ont été traités. Puis, la fin de la séance a été consacrée au vœu déposé séparément par le groupe PS-PCF et Mont2Gauche pour faire déclarer Mont-de-Marsan zone "hors TAFTA". Un moment grandiose !

Au début, Mme le Maire, qui avait annoncé qu'elle refusait que ce double vœu passe au vote, a voulu verrouiller la discussion. 

Elle a tout de même laissé la parole d'abord à Alain Baché qui a pu ainsi rappeler que quasiment 60 communes landaises étaient "hors TAFTA" et quels étaient les dangers principaux du traité. Alain Baché a conclu son intervention en disant que se déclarer "hors TAFTA" était plus symbolique qu'autre chose.

Comme habituellement, Mme le Maire a considéré que cette conversation n'avait pas lieu d'être dans un conseil municipal car l'intérêt local, selon elle, n'était pas en jeu.

J'en ai donc profité pour enchaîner sur le fait que tous les niveaux de gouvernement seront concernés, dont l'échelon municipal. J'ai remis une couche sur la nocivité du TAFTA, et rappelé que la mise "hors TAFTA" n'est pas que symbolique (du reste, tout symbole est politique) car cela peut être un levier de pression au moment où il y aura la ratification par le Parlement. Puis, j'ai demandé pourquoi elle, qui se targue de vouloir être une locomotive, préfère pour le coup n'être que le wagon de queue du mouvement. 

Les seules répliques de Mme le Maire ont porté sur le fait que le collectif StopTAFTA40 joue sur les peurs, sur la théorie du complot. Je lui rappelle alors que nous avons un exemple (un précédent très révélateur) avec l'ALENA de ce que sera le TAFTA, qu'il ne s'agit donc pas de peurs mais de faits ; que, elle qui est médecin, devrait préférer prévenir plutôt que guérir. Et je lui demande si les maires qui ont fait déclarer leur commune "hors TAFTA" sont des gens peu sérieux et complotistes.

La réponse est d'un mépris absolu, pour ne pas dire autre chose : elle explique que, elle, elle n'est pas un mouton !!! Elle ne va pas suivre bêtement un mouvement, elle ne va pas entrer dans le troupeau !

Il faudrait savoir ! Faisons-nous peur ou sommes-nous des moutons ? Dans tous les cas, les maires qui ont fait voter la motion pour être "hors TAFTA", dont son ami de droite Joël Bonnet (Saint-Pierre-du-Mont), apprécieront de s'être fait traiter de moutons...

Le débat ne s'est pas arrêté là. Renaud Lagrave (PS) a enchaîné en rappelant l'opacité des négociations et en expliquant que même Matthias Fekl (secrétaire d'État PS au Commerce extérieur) conteste cette opacité. Mme Darrieussecq en a donc profité pour dire que c'était à lui et au président de la République de retirer la France des négociations, pas aux élus locaux Déclarer des communes "hors TAFTA", ce n'était pas bien sérieux, ni bien utile. 

Mais elle a ensuite dit qu'elle écrirait au ministre pour l'alerter des dangers du TAFTA, dangers qu'elle connaît bien car elle a lu "Le TAFTA pour les nuls" qu'elle recommande. Ouf, nous voilà rassurés ! Mais nous l'avons prise au mot et, bien évidemment, nous souhaitons voir cette lettre quand celle-ci sera rédigée. Dans tous les cas, elle ne peut pas se dédire de cet engagement.

Le hic (il y en a toujours un, c'est pénible avec ce PS...), c'est que Renaud Lagrave n'a pas pu s'empêcher d'ajouter que, si le TAFTA était mieux réglementé, on serait tous d'accord autour de cette table pour l'accepter ; c'est parce que les négociations sont opaques qu'il y a donc un problème. 

J'ai vivement contesté cela et rappelé que Mont2Gauche n'avait pas déposé un vœu pour réclamer juste un peu plus de transparence mais bien pour rejeter le TAFTA dans son intégralité, parce que le TAFTA c'est l'apogée de la dérégulation !!! Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop ! Le PS essaie de se refaire une virginité de gauche, mais non, le néolibéral qu'il est ressurgit à la première occasion... 

Nous avons bien sûr eu droit de la part de Mme le Maire à un couplet sur l'Europe qui s'est construite sur le libre-échange qui a amené la paix, et blablabla. Toujours les mêmes antiennes... Comment disait-elle déjà ? Ah oui, les vieilles lunes !!! Chacune les siennes ! Tstt... On voit ce que cela a donné le beau rêve de paix européen grâce au commerce libéralisé : concurrence effrénée, dumping social, travailleurs détachés, chômage de masse, montée de la xénophobie, etc. 

Petite devinette : quelle différence y a-t-il entre le libre-échange et le libre-échangisme ? Aucune, les deux nous mettent à nu ! 

 

Mais puisque Mme le Maire ne voyait vraiment pas l'intérêt local avec le TAFTA, passons donc au dernier échange de la soirée dont, pour le coup, elle ne pouvait pas nier l'intérêt local : je lui ai demandé qu'elle m'apporte les réponses aux questions que les agents de la Ville et de l'Agglo lui ont posées dans une lettre ouverte dont tous les autres élus ont une copie (mais que j'ai été la seule à évoquer...) à propos des transferts de compétences, de leurs difficultés liées à la mutualisation.

Les réponses, on ne les connaîtra que plus tard. Bon..., circulez, il n'y a rien à voir.

Pas question d'attendre, mais de défendre ces agents pressurés. Tiens, ça ne vous rappelle pas ce qu'étaient venus dénoncer les agents hospitaliers ? Décidément, au pays du libre-échange, du dialogue social, de ceux qui ne bêlent pas contre le TAFTA, on dirait que rien ne va plus !!!

 

C'était les impressions de Céline (Mont2Gauche) après la séance du conseil municipal du 5 avril 2016.

 

 

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Les impressions de Céline à l'issue de la séance du conseil municipal du 2 février 2016...

 

Les problèmes que connaissent les agents hospitaliers de l'hôpital Layné n'étant pas du tout réglés, un nouveau rassemblement des agents a eu lieu devant la mairie avant la tenue du conseil. Mont2Gauche soutenant vivement ce mouvement, j'étais forcément avec eux encore de 18h30 à 19h. Les élus du PS, comme ceux de la majorité municipale, ont soigneusement évité de passer devant le rassemblement, et, tête et yeux baissés, ont gagné la porte d'entrée en rasant le mur. 

À 19h, nous sommes entrés dans la mairie. 

Les agents sont restés trois-quarts d'heure afin d'informer les membres du conseil de l'impossibilité à obtenir un vrai dialogue social avec la direction, ont rappelé leur souffrance, remercié Mont2Gauche pour son soutien (M2G avait préalablement déposé un vœu sur ce sujet) et interpelé les autres élus pour connaître leur position, en particulier ceux du groupe PS-PCF. Le docteur Didier Simon (PS), arrivé à 19h15, n'a pas beaucoup apprécié : il s'est énervé et, utilisant la bonne vieille méthode de l'opposition public/privé et le très connu stratagème du "diviser pour mieux régner", a expliqué que ce qui l'inquiétait le plus c'était la pénurie de médecins. Employant parfois des mots peu châtiés, voire grossiers ("Si vous ne me laissez pas parler, j'arrête et je ferme ma gueule !"), il a fini par lancer aux agents : "Le contexte est difficile, ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes assis", métaphore à peine voilée pour leur expliquer que, ma foi, leur situation n'est pas si mauvaise (ben oui, « il y a toujours pire ailleurs, de quoi te plains-tu ? »), et que la loi Touraine n'est pas si mauvaise non plus. Bon, c'est juste un copié-collé de la loi Bachelot, mais, là, on ne peut plus rien dire, ce sont les amis qui gouvernent... M2G trouve ridicule l'idée de tenter de diviser les gens, d'autant que le service public travaille et se bat pour tout le monde. Mais comme l'a dit le docteur Simon : "Je ne vais pas vous signer un chèque ce soir."

L'élu FN, arrivé à 19h05 et qui a été obligé de se frayer un chemin à travers la foule pour atteindre sa place - dur dur -, voyant que le papier déposé devant chaque élu n'était qu'un document de l'intersyndicale, l'a rageusement repoussé ; aucun intérêt... Culture, luttes sociales, défense du service public, il n'y a pas grand-chose qui l'intéresse...

Quant à Mme le Maire, elle a continué à soutenir la Direction, rappelant aussi que 50 personnes avaient été embauchées, ce qui n'était pas rien. Or, comme l'ont expliqué les agents, il s'agissait en réalité de compenser 48 départs à la retraite. Tu parles d'une sacrée embauche, d'un sacré effort budgétaire !!! Ou l'art de faire dire ce que l'on veut aux chiffres...

Finalement, la conclusion est tombée de la bouche de Mme le Maire : "Ce n'est pas au niveau du conseil municipal que l'on peut résister !" Non, incroyable ! Argument vraiment pertinent... Décidément, résister est un mot que l'élue MoDem n'aime pas. Et décidément (bis), on ne peut résister à rien en conseil municipal : ni au TAFTA (vœu de M2G interdit en juin 2014), ni à la réforme territoriale (vœu rejeté en octobre 2014), ni aux créances toxiques, ni au massacre de l'hôpital public ! Mais à quoi servent les élus ??? 

Mme le Maire botte en touche et demande aux agents de se rapprocher du président du Conseil départemental. Pourquoi donc ? Est-ce lui le président du conseil de surveillance de l'hôpital, ou elle ? Certes, en tant que député, Henri Emmanuelli ne s'est pas opposé à la loi Touraine... Mais, en tant que maire, Mme Darrieussecq pourrait considérer les difficultés du personnel soignant avec un peu plus d'intérêt, plutôt que de taper le rythme sur la table au son de la chanson "Un autre monde", comme elle l'a fait lors du conseil du 21 décembre. Or un fossé sépare "un autre monde" d' "un autre Mont2", qu'on se le dise !

 

Vers 19h45, les agents quittent la salle. Le conseil débute. Donc, tout ce qui vient d'être prononcé ne sera pas inscrit au PV. Toutefois, concernant le conseil précédent (21 décembre 2015), au début duquel l’intersyndicale de l’hôpital Layné était également venue exposer les difficultés des agents et dénoncer le monologue du directeur, ce qui a été dit après le début du conseil et avant l'interruption de séance n'a pas été retranscrit au PV qu’on nous a présenté. M2G l'a fait remarquer, et a rappelé les phrases volontairement oubliées afin qu’elles soient bien inscrites au PV cette fois. Mme le Maire a expliqué que ces phrases avaient peu d'intérêt, d'où leur oubli. Mais bien sûr... Moyen surtout commode pour éviter d'avoir à avouer qu'elle avait suspendu la séance et les raisons pour lesquelles elle a dû le faire…

 

Sur les vingt délibérations de la soirée, beaucoup ont demandé des interventions de la part de Mont2Gauche et des explications de vote. En voici quelques-unes : 

- Refus de mettre à disposition les anciennes halles à la société Biltoki car, pour nous, la création d'un intermédiaire nous apparaît inutile et va mettre les PME en situation de dépendance permanente. Rappel que M2G aurait préféré une régie municipale. Moquerie habituelle : "Ce n'est pas notre métier. On ne peut pas faire." Ben, on fait comment avec le marché ??? Ce sont bien des producteurs qui paient un stand à la Ville, sans passer par un intermédiaire...

 

- Refus d'installer des caméras de vidéo-protection à l'école du Peyrouat. Bien sûr que les lieux de la République doivent être respectés. Mais la vidéosurveillance, est-ce le bon moyen ? On nous parle de sécurité alors qu'il s'agit d'éviter des dégradations. Utilisons les mots adéquats. De plus, dans toutes les villes où a été installé ce dispositif, on sait que les incivilités sont déplacées dans un autre endroit. Ce qui ne résout rien au problème. Et quand M2G demande les résultats de la vidéo-protection dans les autres quartiers, il lui est répondu qu'il n'est pas connu. Ajouter des caméras sans connaître le bilan des autres, ça c'est de la gestion efficace ! Pour ces raisons qui oublient l'humain, M2G a été la seule à voter "contre" et à dénoncer cette hypocrisie. 

 

- Refus de signer la convention du "dispositif de sortie des emprunts à risque". Jolie expression pour une triple arnaque : d'abord celle des banques sans scrupules qui ont proposé aux collectivités ce type d'emprunts, ensuite celle des élus (PS en 2006, puis droite en 2009) qui, ayant mis le doigt dans l'engrenage de la finance pourrie, font rembourser leurs erreurs par les contribuables, enfin celle du gouvernement qui propose une "aide" financière aux collectivités (encore sur le dos des contribuables) mais en réalité pour empêcher les collectivités d’attaquer les banques en justice. Et, en juillet 2015, les élus PS et ceux de droite, en acceptant ce protocole transactionnel, se sont rendus coupables d'une grande faiblesse. Mais il est vrai qu' « on ne peut pas résister »... Pourtant d'autres communes résistent et refusent cette "aide" bidon. Ahhh, si l'hôpital était une banque, il serait sauvé !

 

Arrivent les questions diverses :

- M2G avait demandé des éclaircissements quant à l'éventualité d'une aide de fonctionnement au cinéma multiplex de 100 000 euros par an pendant trois ans, comme c'était indiqué dans un courrier municipal. Mme le Maire a assuré que cette aide ne se ferait pas. Nous en prenons acte. Elle a réaffirmé l'intérêt qu'elle trouvait au multiplex en rappelant que ce projet et la volonté d'en subventionner l'investissement (1,5 million d'euros...) sont de sa responsabilité. Si les autres cinémas finissent par fermer, elle portera donc la responsabilité d'avoir mis huit personnes au chômage en se servant de l'argent public !

 

- Il a été accepté de laisser à M2G de proposer son vœu concernant l'hôpital. Qu'y demandions-nous ? D'une part, de laisser exprimer l'inquiétude des membres de notre conseil sur l'état du "dialogue social" au sein des instances paritaires de représentation du centre hospitalier ; d'autre part, de permettre la constitution d'une délégation municipale qui recevrait les représentants de l'intersyndicale et de la direction du centre hospitalier afin de participer au retour serein et constructif du dialogue social. 

Alain Baché (du groupe PS-PCF), pas très à l'aise, a dit qu'il voterait ce vœu si le mot "direction" remplaçait "directeur" et si étaient précisés les noms des syndicats de l'intersyndicale. Très mollement, les "socialistes" ont approuvé le vœu, une fois ces modifications faites. C'était le moins que nous attendions d'eux. 

Mais grandiose a été l'intervention de Mme le Maire qui, expliquant qu'elle ne voterait pas ce vœu, a ordonné à ses (vraiment dociles) colistiers de ne pas le voter non plus. Les élus de la majorité n'ont donc pas le droit d'avoir un avis personnel ? Comment appelle-t-on cela ? Ah oui, confiscation de la démocratie, n'est-il pas ? Elle en ajoute une couche en nous apprenant que, de toute façon, les vœux, ça ne sert à rien. Ah ??? Sinon, peut-être, pouvons-nous lui rétorquer, à débattre de sujets somme toute importants et aussi à voir les positions des élus, du moins quand ils peuvent réellement voter. Mais peut-être parlait-elle des vœux de bonne année, qui, oui, en effet, ne servent pas à grand-chose...

 

M2G a donc une fois de plus été active, au grand dam de son voisin de table, l'élu FN, qui soufflait à chaque intervention. Faut dire aussi qu'il avait fini de jouer avec sa tablette et qu'il voulait partir. Il devait avoir sans doute plus important à faire que ce pour quoi il a été élu... Mais ne s'était-il présenté aux responsabilités, n'avait-il pas fait campagne ? On peut se demander pourquoi... Petite info, comme ça, en passant : lors de son arrivée, une élue de la majorité municipale lui a fait la bise. C'est son droit, évidemment. Mais cela permet de nous rappeler que dans "extrême droite", il y a "droite"...

Mais je dis ça, je ne dis rien. Comme dirait Mme le Maire, "Je dis ça très tranquillement."  :-)

 

Céline, pour M2G.

 

 

 

 

Intervention musclée de Frédéric Lordon au sommet international du plan B

 

Le plan B et les personnes engagées avec veulent promouvoir la recherche d'une solution à notre crise politique, économique et sociale, particulièrement au niveau européen. La politique actuelle ne fonctionne pas, et ne peut pas fonctionner. Il faut donc tout ré-imaginer : c'est ce que le plan B se propose de faire.

Malheureusement, tout est bloqué, car les institutions et les acteurs se tiennent les uns les autres, empêchant une autre politique que celle qui produit les résultats consternants actuels. Il va falloir casser le cadre qui en l'état ne peut être réformé afin de fonctionner. C'est ce que M. F. Lordon dit dans l'extrait qui suit. Même sans être nécessairement de son avis, l'écouter est bénéfique car cela libère la pensée de contraintes que l'on s'inflige sans plus y faire attention. Rien ne nous oblige à conserver l'Euro, ou à rester dans l'Europe. Si nous le faisons, sachons au moins pour quelle raison.

Voici une vidéo de cette intervention. M. Lordon utilise un français relativement difficile et très écrit, il faut s'accrocher pour suivre et comprendre. Cela dit, sa langue est aussi très belle, et elle invite à ciseler sa propre pensée comme M. Lordon cisèle son expression. Pour ses idées et son écriture, son intervention est remarquable !

 


 

 

Travailler plus pour gagner moins !



Mont2Gauche soutient la grève reconductible des agents hospitaliers de Mont-de-Marsan, victimes de la politique néolibérale du gouvernement PS qui impose à l’échelle nationale 10 milliards d’économies sur le dos de l’hôpital public.

À Mont-de-Marsan, le directeur de l’hôpital Layné a choisi, sans aucune négociation avec les syndicats, de supprimer les bonifications des agents (dont le salaire médian mensuel est de 1260€) leur permettant de gravir les échelons dans la carrière. Pour un agent, cela représente une perte de 1000€ annuels. Pour l’hôpital, l’économie réalisée atteindra ainsi 300 000€. Or cette somme est une goutte d’eau dans un budget de 170 millions d’euros ! Le directeur explique que cette économie permettra l’embauche de contractuels. Mais est-ce au personnel de payer et de subir ce chantage ?

En outre, cette « économie », qui en réalité correspond à la suppression des droits des employés de plus en plus épuisés et pressurés, n’est que l’arbre qui cache la forêt : en effet, au-delà, se profile la casse de l’accord des 35h, et plus généralement la casse du service public. La notion de rentabilité n’a aucun sens dans le domaine de la santé. Il est donc impossible pour un hôpital d’être en équilibre. Or, cette politique qui baisse les budgets amène les hôpitaux vers la banqueroute. Les conditions de prise en charge des patients, qui deviennent des clients, se dégradent. La santé en jeu !



Céline Piot, conseillère municipale (liste Mont2Gauche) à Mont-de-Marsan,

16 décembre 2015

 

 

 

 

La laïcité (volontairement) incomprise

 

Dans un contexte de successives et insupportables entorses au principe de laïcité par des élus de la République (je pense notamment à l’installation d’une crèche de Noël dans les locaux du Conseil général de Vendée et dans ceux de la mairie de Béziers, mais aussi à l’intégration d’une messe dans le programme municipal de la commémoration des 8 mai et 11 novembre à Mont-de-Marsan), un sondage Ifop (datant du 14 décembre 2014) pour Dimanche Ouest France révèle que 71% des Français sont plutôt favorables à la présence des crèches de Noël dans les administrations et bâtiments publics car « elles constituent un élément de tradition culturelle davantage qu’un symbole religieux. » Les sondeurs se permettent d’ajouter que c’est « sans surprise » que l’on trouve majoritairement les opposants à la présence de ces crèches dans les rangs du Parti communiste français et du Parti de Gauche « à la fibre laïcarde et de tradition anticléricale. »

Tout en étant édifiant, ce sondage est éclairant sur le manque de connaissances de ce qu’est la laïcité et de ce qu’est un élément culturel. Ainsi, au nom d’une laïcité qu’il faudrait désormais « ouverte » ou « positive » – alors que le mot « laïcité » se suffit à lui-même pour désigner notre cohésion sociale et républicaine puisqu’elle représente ce qui nous unit et non ce qui nous divise –, les élus pourraient commettre des actes incompatibles avec le principe de neutralité du service public ; au nom de la tolérance, les élus pourraient accorder une place supérieure à l’héritage européen chrétien au mépris des autres héritages dont nous sommes également issus (par exemple la civilisation gréco-romaine antique) ; au nom du culturel, adjectif que l’on détourne avec une facilité déconcertante, les élus pourraient mettre en avant le cultuel. Faut-il rappeler à ces élus qu’une crèche de Noël, ce n’est pas une œuvre d’art mais avant tout – ne l’oublions pas –, la célébration de la Nativité, donc bien un symbole chrétien ? Faut-il leur rappeler également que le catholicisme n’est plus religion d’État et qu’il n’a plus la primauté sur les autres cultes ?

Quant aux défenseurs de la laïcité et de la loi de séparation des Églises et de l’État datant de 1905 (et en particulier l’article 28), ils sont qualifiés par les sondeurs de « laïcards », mot abject et péjoratif. Rappelons en préalable que s’il n’y avait pas eu les « laïcards », nous en serions encore à un enseignement de classe où les enfants des familles modestes n’avaient pas droit à l’éducation. Mais ce qui est révélateur ici c’est le détournement du mot « laïcité ». À en croire l’institut de sondages Ifop, elle serait synonyme d’intolérance religieuse. Or, en permettant la liberté de conscience et l’égalité entre les différentes religions ainsi qu’entre les croyants et les athées, elle est tout le contraire. Elle évite de hiérarchiser les cultes, aucun n’étant considéré comme majoritaire ou minoritaire. Elle permet l’épanouissement de la personnalité de tous et laisse à chacun le droit de penser librement. Et c’est en cela que, si elle n’est pas antireligieuse, elle est bien anticléricale. Le cléricalisme, c’est l’influence politique du clergé qui cherche à intervenir dans les affaires publiques, c’est-à-dire à exercer le pouvoir temporel. La laïcité, étant l’émancipation qui permet aux croyants et aux athées de se reconnaître pleinement dans la puissance publique, ne peut donc être, par définition, qu’anticléricale. Où est le problème, messieurs les « anti-laïcards » ? Je pense qu’il est grand temps pour vous de réviser vos cours d’histoire, de droit et de philosophie…

 

 

Céline Piot,

conseillère municipale Front de Gauche à Mont-de-Marsan (Mont2Gauche),

15 décembre 2014

 

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